‘’Pus jamais ça’’ mobilise contre l’extrémisme violent

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La projection du film « Plus jamais ça », initié par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), dans le cadre de la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent, a eu lieu le jeudi 17 mai 2018 à l’Institut français du Tchad (IFT). Il s’en est suivi un débat autour du sujet.

Le film ‘’Plus jamais ça’’ a été réalisé par le PNUD dans les régions du Lac et du Logone oriental, deux régions confrontées à la radicalisation. Il s’inscrit en droite ligne des actions de prévention et de réponse à l’extrémisme violent dans une approche de développement. L’un des objectifs de cette projection est d’informer la communauté nationale et internationale sur les défis en termes de prévention et de réponse à l’extrémisme violent au Tchad. Le film « Plus jamais ça », financé par le PNUD, propose en effet une approche sensible et poignante de cette thématique. A travers différents portraits, le film rappelle les conséquences de l’extrémisme violent sur les populations touchées. Les deux documentaires d’une durée de 52 minutes sur ce fait dans les régions du Lac et du Logone oriental montrent à bien d’égards combien il est important de sensibiliser les populations sur la lutte contre ce fléau.

Il faut le préciser, la partie technique de la réalisation du documentaire a été confiée à l’agence de communication Hagui. Revenant sur le contexte de la réalisation du film, Hassan Sylla Bakari, l’un des responsables de cette agence explique : « C’est ce qu’on appelle la lutte contre l’extrémisme violent lié à la religion. Les enfants partis dans les pays voisins se sont acculturés avec d’autres cultures et ils s’en sont pris à leur propre communauté.  Une violence  extrême qui a décimé des centaines de Tchadiens mais qui a également laissé des veuves, des orphelins, des handicapés à vie, je dirais tout simplement des cicatrices éternelles dans les esprits ».

Les documentaires tournés à Bol dans le Lac et Goré dans le Logone oriental révèlent que l’extrémisme violent peut avoir plusieurs causes. A Goré où vivent des milliers de réfugiés en majorité centrafricains et retournés tchadiens, il est beaucoup plus lié au foncier. A Bol où plusieurs camps abritent les réfugiés nigérians et victimes de Boko Haram, le phénomène a pour cause la pauvreté qui est d’ailleurs le dénominateur commun de presque toutes les formes d’extrémisme violent au Tchad. ‘’Plus jamais ça’’ met donc en exergue les efforts considérables des autorités administratives, religieuses et traditionnelles mais surtout du système des Nations unies dans les régions précitées pour l’éradication de l’extrémisme violent et de la déradicalisation.

Rondouba Brillant

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