Lutte contre malnutrition

0
139

La diversification des aliments est recommandée

Le Réseau des journalistes tchadiens pour la nutrition (RJTN) en collaboration avec ses partenaires et acteurs de la lutte contre la malnutrition a organisé, le mercredi 17 octobre 2018, un atelier de formation au profit de ses membres à la Maison des Médias du Tchad. L’objectif est de maîtriser les différentes causes directes, les concepts et les conséquences de la malnutrition.

Cet atelier regroupe une trentaine de participants issue de la presse publique et privée de N’Djaména et des provinces. Au cours de cette rencontre, ont été débattus, les thèmes relatifs à la situation nutritionnelle au Tchad, les pratiques essentielles de nutrition, les connaissances sur la malnutrition, la qualité et sécurité alimentaire, les différentes formes de malnutrition : ses causes immédiates, sous-jacentes et ses conséquences. Les recommandations alimentaires nationales ainsi que les genres journalistiques adaptés pouvant permettre de vulgariser l’information ont été développés. Évoquant la situation sanitaire et nutritionnelle de la mère et de l’enfant, les intervenants ont relevé que les niveaux d’indicateurs de l’état de santé du couple mère-enfant au Tchad sont alarmants avec les tendances suivantes : « le taux de mortalité infantile est passé de 194,3 ℅ à 133 ℅ entre 2000 et 2015, selon EDS (Enquête démographique sur la santé). Ce taux était de 90%. Selon les Objectif du millénaire pour le développement (OMD) : 31 décès pour 1000 naissances vivantes en 2015. Le taux de mortalité maternelle est passé de 1084\1000 naissances vivantes en 1990 à 8\100000 en 2014-2015 ».

« Consommer bio »

Les pratiques essentielles de nutrition, pour le nutritionniste et microbiologiste Pr Abdelsalam Tidjani,  à partir des six premiers mois, l’enfant doit être nourri exclusivement du lait maternel, vient ensuite les aliments complémentaires pour sa croissance. Abordant le thème de la qualité nutritive et sécurité alimentaire, le Professeur a reparti les nutriments en trois groupes à savoir les aliments énergétiques (les glucides et les lipides), constructifs (protéines) et enfin ceux protecteurs, (riches en minéraux et en vitamines), qui sont utiles pour l’organisme avant de compléter que les femmes en âge de procréer doivent manger équilibré et varié et sain pour assurer une bonne grossesse. « Dans notre alimentation, selon le nutritionniste, Professeur Abdelsalam Tidjani, que ce soit au petit déjeuner, au déjeuner ou au diner, les légumes, les légumineuses, les tubercules, et les céréales doivent en faire partie. Les fruits peuvent être ajoutés aux différents repas de la journée. Nous devons avoir aussi les éléments d’origine animale notamment le poisson et la viande », a-t-il conseillé.

En ce qui concerne les orientations des aliments, les panelistes ont recommandé aux citoyens de consommer les principaux aliments au Tchad tels que les céréales, les tubercules, les légumineuses et oléagineuses, les aliments du règne animal, les fruits, les légumes, le sucre et le miel. Ils ont par la même occasion demandé au gouvernement de promouvoir une agriculture durable sensible à la nutrition en encourageant les pratiques traditionnelles respectueuses de l’environnement. Au niveau communautaire, ils ont également suggéré que chaque village ait au moins un jardin potager pour les cultures maraîchères et les arbres fruitiers. L’élevage des petits ruminants et de la volaille peut favoriser la diversité alimentaire, les aliments nutritifs à travers les légumes, les fruits, le lait et la viande. Présentant sa communication sur les genres journalistiques, l’expert Jean Philippe Odinakachi a indiqué qu’à la sortie de ces assisses, les membres du RJTN doivent être des acteurs de la nutrition et non des accompagnateurs.

Ndomadji Ndodegue

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here