L’USPR pas d’accord avec le passage à la 4ème République

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Après le point de presse marquant le lancement de ses activités fait en août dernier, l’Union sacrée pour la République (USPR) marque son existence en organisant sa rentrée politique. Une rentrée politique placée sous le thème : « Démasquer la face cachée de la 4ème République » et qui a eu pour point d’orgue une conférence de presse animée principalement par le président dudit parti, François Djékombé, entouré des membres du bureau exécutif, le samedi 3 novembre 2018 à la Maison des Médias du Tchad.

Dans son discours liminaire cadrant avec le thème retenu pour la rentrée de sa formation politique, le président de l’USPR, François Djékombé, a passé en revue les fondements et les motivations de la création dudit parti et a commenté l’évolution de la vie sociopolitique du Tchad. Pour le leader de l’USPR, le Tchad a besoin d’une société basée sur l’égalité de chance de tous les citoyens et sur l’équité, une société basée sur une justice libre et indépendante et une société basée sur le respect et la promotion de la dignité humaine.  « De tous les droits basiques, priment sur les autres le droit à l’éducation et à la santé ; or, c’est la deuxième année consécutive que le pays est incapable de permettre aux enfants tchadiens d’aller à l’école », a déclaré le premier responsable dudit parti.

A propos de ce qui se passe dans le Grand-Nord tchadien, il a indiqué que tout en cherchant à mieux connaître ce qui se passe dans cette zone, l’USPR demande toutefois au gouvernement de ne pas exercer une violence gratuite sur les paisibles populations des provinces du Borkou et du Tibesti. « Toutes les exploitations des richesses minières et minéralières de toutes les provinces du pays doivent, même si elles font partie de la richesse nationale, profiter aussi aux populations locales, notamment aux jeunes qui doivent être employés dans les différentes carrières et pour la main-d’œuvre. De même, les désidératas des populations riveraines quant à la construction des écoles, des centres de santé, des forages hydrauliques et autres infrastructures de base doivent être respectés », a-t-il insisté.

A propos du mandat de l’Assemblée nationale qui n’existe que de nom, selon lui, François Djékombé dit qu’il est temps de renouveler cette institution devenue budgétivore et fonctionnant de manière légale mais illégitime. Il en est de même pour le mandat des maires et autres conseillers municipaux, ajoute-t-il. Par ailleurs, vue l’immensité du territoire tchadien et des lourdes tâches qui incombent au président de la République, il pense qu’il convient de restaurer le poste de Premier ministre. Evoquant les nombreuses ordonnances prises pendant la période de vacances parlementaires écoulées et qu’il trouve liberticides, le président de l’USPR invite les Tchadiens à s’unir pour défendre la ‘’res publica’’, c’est-à-dire la chose publique qui est la République qui appartient à tous, sans distinction aucune. « Notre lutte qui s’inscrit dans le futur est démocratique et non violente ; et nous somme prêts à mourir pour cette République », a-t-il conclu.

Riamian Doumtoloum Ghislain

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