Réalisations du PARSAT

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Une mission de terrain rentre satisfaite

L’équipe de la cinquième mission conjointe de supervision, d’inspection et de suivi-évaluation conduite par les techniciens du Projet d’amélioration de la résilience des systèmes agricoles, les cadres des différents ministères concernés et le Fonds international de développement agricole, partenaire financier du PARSAT, ont effectué un déplacement le mardi 23 octobre 2018 aux villages Gamé, Djogolo et Banda dans la province du Guéra et le mercredi 24 octobre à Kindji dans le département de Dababa, province de Hadjer Lamis.

A Gamé, localité située 15 km à l’Est de Mongo, l’équipe de supervision, de suivi-évaluation a rencontré femmes, hommes et enfants bénéficiaires. La problématique de suivi-évaluation sur le secteur de l’alphabétisation et nutrition a été inscrite dans leur agenda. Face aux habitants, l’équipe de la mission conjointe a demandé à ces derniers qu’elle est l’importance du projet d’amélioration de la résilience des systèmes agricoles dans votre localité ? Et quelles sont les réalisations du projet ? Maïmouna Khamis, animatrice du PARSAT à Gamé et monitrice chargée de cours d’alphabétisation a félicité l’équipe conjointe pour sa décente de supervision sur le terrain. Dans ce village, le Projet d’amélioration de la résilience des systèmes agricoles a fait multiples réalisations concrètes sur l’alphabétisation et la nutrition. Une formation sur l’importance de l’alphabétisation, l’hygiène de l’eau, de santé, de consultation prénatale, de la contre le paludisme, du VIH-Sida et aussi sur les techniques de préparation de bouillie enrichie pour les enfants de six et plus leur a été donnée.

« Ces différentes connaissances nous ont permis d’être au même niveau de compréhension avec les personnes lettrées. Avant, nous ne savions pas faire la différence entre nos carnets et ceux de nos enfants. Nous n’acceptions pas aussi la vaccination, la consultation prénatale et l’hygiène de santé.  Aujourd’hui, grâce à l’intervention du PARSAT, nous sommes formés, informés de tout et conscientisées sur les risques liées aux différentes pathologies. L’allaitement exclusif et la préparation de bouillie enrichie nous ont permis de sauver la vie nos enfants. C’est pourquoi, cette année,  le nombre des enfants malnutris sont en baisse contrairement à l’année dernière à la même période. Parmi eux,  une centaine des enfants consultés dont seulemenst 15 cas de malnutris  ont été enregistré en septembre dernier », soutient-elle.

Une prise en charge acquise

A Djogolo, village situé à environ 10 km de Mongo, l’équipe conjointe de la mission de supervision,  de suivi-évaluation à échangé avec les autochtones de cette localité. Lors de cette entrevue, les questions de l’alphabétisation et la nutrition ont été les principaux points énumérés. Ces femmes,  hommes et enfants ont été formés par les animateurs et animatrices du PARSAT. Ils ont acquis diverses connaissances sur l’importance de l’alphabétisation et la question de santé, de nutrition,  d’hygiène et de la préparation de la bouillie enrichie pour contrer la malnutrition. Dans cette bourgade, aucun cas d’enfants malnutris  n’a été enregistré car les femmes sont entièrement outillés par les animatrices dudit sur l’importance de la bouillie enrichie préparée à base de sorgho, de haricot, de pâte d’arachide, du citron, du sucre et de l’eau. Ces derniers demandent encore le soutien du projet contrer tous les maux.

Selon, la directrice des études, de la planification et du suivi du ministère en charge de l’Agriculture, Mme Onetangarti Madjibeye Odette, les réalisations du PARSAT dans les 15 villages que nous avons eu à sillonner sont satisfaisantes malgré les quelques manquement enregistrés. L’activité de l’alphabétisation a permis aux femmes et hommes de lire en français et en leur langue maternelle. En terme de nutrition,  la composition de bouillie enrichie a donné un impact positif dans cette localité, a-t-elle. Cette pratique a considérablement réduit le taux des enfants malnutris dans toutes les bourgades que nous avons sillonnées.

A Banda,  localité située à 15 km au Nord-Ouest de Mongo a reçu l’équipe conjointe de la 5ème mission de supervision, de suivi-évaluation. Dans ce village, les techniciens et les partenaires financiers et cadres des différents ministères ont eu une séance de rencontre avec les bénéficiaires. Les questions du Champ-école paysan pluvial (CEP) et le site de décrue étaient l’objet du déplacement. Dans cette localité,  les résultats ne sont pas satisfaisants. Les 40 hectares de béré-beré  aménagés par le projet d’amélioration de la résilience des systèmes agricoles en faveur des paysans ont été submergés  par le site de décrue réalisé par PARSAT dû à la forte pluviométrie.  Les habitants de Banda ont exprimé leur mécontentement. Selon eux, depuis plus de dix ans, leur localité n’a pas enregistré une pluviométrie satisfaisante pour permettre d’avoir une production croissante. « Nous avons dit au Projet d’amélioration de la résilience des systèmes agricoles de venir nous aider en un site de décrue. Le PARSAT, dans sa mission d’alléger la souffrance des ménages ruraux, a vite répondu, mais malheureusement cette année,  le village à enregistré beaucoup d’eau  et tout a été ‘’détruit’’ par la décrue. Sauf le système de Champ-école paysan (site pluvial) est réussi », indiquent-ils.

A  Maïgana , une localité située dans le département de Dababa et à Kindji, village à 50 km au Sud-Ouest de Bokoro, l’équipe conjointe de la mission de supervision et de suivi-évaluation a également échangé avec les bénéficiaires. Dans cette zone, le projet d’amélioration de la résilience des systèmes agricoles a réalisé deux pistes rurales reliant Maïgana à la grande voie bitumée de Moïto et trois ponts pour féliciter leur déplacement. Les neuf puits maraîchers pour le groupement Sayal et deux pour le groupement Kindji Labane ont été loués. Ces derniers disent qu’avec l’intervention du projet, leur vie et leur manière de vivre sera changée. Ces réalisations leur permettront de pratiquer la culture de contre saison tel que la laitue, la tomate,  gombo, le piment, l’aubergine, le chou et bien d’autres légumes. « A l’époque, on cultivait qu’une seule fois dans l’année  mais grâce aux différentes techniques de formation sur la culture maraîchère,  nous avons su l’importance des puits et forages pendant la saison sèche. PARSAT nous a appris à cultiver la terre durant toute l’année », ont-ils apprécié.

Abakar Gombo Doungous, envoyé spécial

 

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