Célébration des droits de l’Homme : le Tchad enregistre des progrès en dépit des défis

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Une vue des officiels /Ph Idriss Izzo / ATPE

Le ministère de la Justice,chargé des Droits humains  et  le système des Nations unies au Tchad ont conjointement célébré, le mercredi 12 décembre 2018, la Journée internationale des droits de l’Homme, au palais du 15-Janvier. Placée sous le thème : « Défendez le droit de quelqu’un aujourd’hui », la cérémonie est coprésidée par le représentant résident du système des Nations Unies au Tchad, Stephen Tull, et  le ministre en charge des Droits humains, Djimet Arabi.

La Journée des droits de l’Homme est célébrée chaque 10 décembre de l’année, jour d’anniversaire de l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies de la  Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) en 1948. Ce 70ème anniversaire coïncide avec celui de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (CPRCG) du 9 décembre 2018 et du passage du gouvernement tchadien devant le Conseil des droits de l’Homme pour le 3ème cycle de l’examen périodique universel avec de nouveaux engagements pris en faveur du renforcement des droits humains et du genre dans le pays.

Le représentant résident du système des Nations unies au Tchad, Stephen Tull, a déclaré que la promotion et la protection de la dignité humaine est un devoir professionnel, essentiel et une passion. « En tant que fonctionnaire des Nations unies, mon travail est de trouver de moyens de promouvoir et protéger les droits de l’Homme». Il a dit que les règles et les lois doivent être publiques et impartiales. Les procédures doivent être établies et l’équité est un facteur déterminant. C’est ainsi que chaque individu peut jouir de  ses droits et que les intérêts communs soient protégés. Il a ajouté que les acteurs étatiques et non-étatiques tous responsables de la construction d’un Etat de droits avec des institutions fortes et bien gouvernées doivent s’impliquer. A l’occasion du 70ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme, le diplomate onusien au Tchad, a dit espérer voir d’autres mécanismes nationaux de protection devenir une réalité. « Il ne s’agit pas seulement d’adopter et d’appliquer les lois, il s’agit également de créer, de maintenir les cultures de respect de l’Etat de droit. C’est l’une des raisons pour lesquelles les démocraties les plus dynamiques sont celles qui ont les mécanismes de contrôle des institutions », a-t-il laissé entendre.

Le Tchad plus que jamais déterminé

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Djimet Arabi, a, quant à lui, relevé qu’il ne fait aucun doute que la défense des droits de l’Homme est un combat quotidien qui concerne tout le monde, sur chaque continent, dans chaque pays,dans chaque société et le thème de cette année qui est « défendez le droit de quelqu’un aujourd’hui » en est une parfaite illustration.  Défendre les droits de l’Homme, c’est agir résolument en faveur des plus faibles et des plus vulnérables du moment. Ce combat de tous les jours commence à porter ses fruits car partout dans le monde, les citoyens deviennent de plus en plus réfractaires à toute violation des droits de l’Homme.

Djimet Arabi a souligné qu’une évaluation générale de la situation des droits de l’Homme au Tchad permet de se féliciter des avancées réalisées notamment dans les domaines de la lutte contrela traite des personnes, la lutte contre la pauvreté, la protection des réfugiés, des migrants, des personnes handicapées, la protection de l’enfance,la promotion des droits de la femme et du genre et la lutte contre les violences faites aux femmes, etc. Il a indiqué que sur le plan législatif, un nombre impressionnant de textes nationaux en matière des droits de l’Homme ont été élaborés et plusieurs conventions et protocoles subséquents ont été ratifiés.« c’est en nous battant ainsi et ensemble sur tous les fronts que nous ferons progresser la question des droits de l’Homme et en faire de notre pays le Tchad un havre de paix  et de coexistence pacifique », a-t-il exhorté.

Il a par ailleurs souligné que la devise « Unité Travail Progrès » qui place très haut la barre de l’exigence morale et politique est une bonne grille de lecture pour leur permettre d’avancer dans la lutte quotidienne et permanente pour une plus grande amélioration des droits de l’Homme. Selon lui, ces avancées ont été rendues possibles grâce à la détermination du gouvernement et à la coopération agissante avec les différents partenaires notamment les agences du système des Nations unies.

Badour Oumar Ali

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