Économie, Santé et Société : l’économie a gravement affecté le social en 2018

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Le chef de l'Etat lors de la semaine nationale pour la relance économique

L’année 2018 a subi les séquelles de la crise qu’elle n’a pas vue venir. Plusieurs évènements l’ont émaillée dans le domaine économique. Les perspectives ne sont pas bonnes, même si l’espoir est permis.

L’année 2018 n’a pas échappé à la vague de la crise économique. Mais c’est également l’année où beaucoup d’actions sont menées pour la relance. Au niveau sous régional, les indicateurs économiques sont relativement relevés. Mais au Tchad, les données macroéconomiques ne sont pas au pont malgré une légère hausse du prix du brut sur le marché international. Parmi les solutions envisagées, il y a le développement du secteur privé avec un accent sur les chaînes de valeur. A cet effet, la Chambre de commerce a organisé en octobre 2018, une semaine de relance économique. Elle a permis de mettre en exergue les potentialités dont dispose le Tchad. Les opérateurs économiques ont également mis en lumière les difficultés à l’émergence d’un secteur privé socle de l’économie. Les hautes autorités ont toujours prôné le retour à la terre comme solution durable au développement. Il faut pour cela mettre en place des mécanismes favorables pour attirer les investisseurs.

Dans  les économies prospèrent et résilientes, l’Etat accompagne les investisseurs à tous les niveaux possible. Depuis l’apparition de la crise, l’Etat exerce d’une certaine manière une pression fiscale sur les petites et moyennes entreprises. De sorte que beaucoup ont dû retomber dans l’informel ou fermer. Or ces petites unités sont les sources de création des richesses et de l’emploi. Si l’Etat continue à exercer cette pression fiscale, il risque de récolter le contraire de l’effet qu’il cherche. Pourtant à la stabilité commence par faire rêver les investisseurs. Alors qu’on appelle à un retour à la terre, certains jeunes ont créé des Start Up pour développer ce secteur. Des initiatives comme agro-challenge, agrobusiness sont prises. Là encore la problématique de l’accès à la terre se pose. Malgré qu’on a des millions des terres exploitables. D’autres secteurs économiques comme la culture, le tourisme, les arts sont jusque-là sous exploités. Comment faire pour intéresser les investisseurs.

Le pouvoir d’achat en berne

La crise économique et la difficulté pour le Tchad de s’y relever continue d’impacté négativement la vie des tchadiens. Dans le secteur public, les fonctionnaires de l’Etat tombent de plus en plus dans la précarité. Si les salaires sont versés, les mesures de sortie de crise comme les 16 mesures, l’abattement ne permettent pas à ces derniers de couvrir les besoins vitaux de la famille. Entretemps, les revenus sont tellement faible que rares sont ces fonctionnaires qui ont d’épargne. Ce qui explique le fait que la majorité est surendettée. Les revenus ont baissé et certains produits de première nécessité ont augmentés en dehors des prix du gaz qui ont connu une baisse. Dans le privé, l’on assiste à des licenciements massifs renvoyant des milliers de jeunes dans la rue. Ce qui vient accentuer la paupérisation au sein de la population. C’est dans cette foulée que l’Etat et ses partenaires ont signé un premier accord en mars 2018 qui a accouché d’une souris. Un deuxième accord est intervenu en octobre. L’Etat s’engage à rétablir progressivement les salaires à partir de janvier. Entretemps, pour beaucoup de familles, il est difficile de se soigner, de se nourrir, de se loger, etc.

L’un des domaines le plus affecté par la situation économique est la santé. Les budgets qui sont réduits ont impacté sur l’offre de soin. Ceci nonobstant les efforts fournis par le gouvernement et ses partenaires au développement. Les usagers se plaignent que la gratuité est devenue un simple mot. Dans certaines structures sanitaires, même pour recevoir les premiers soins il faut débourser une somme importante. Les structures sanitaires dans les provinces subissent un peu plus le déséquilibre économique.

Badoum Oumandé Henri et Badour Oumar Ali

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