Crise humanitaire : un nouvel afflux massif de réfugiés nigérians est enregistré

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Les participants à la réunion/ Ph Youwa/ ATPE

Pour répondre d’une manière urgente au nouvel afflux des réfugiés dans la province du Lac, une réunion a regroupé, le jeudi 3 janvier 2019, au ministère de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, les ministres de la Santé publique, Aziz Mahamat Saleh, de la Femme, de la Protection de la Petite enfance et de la Solidarité nationale, Dr Djalal Ardjoun Khalil, autour de celui en charge de l’Administration du territoire, Mahamat Abali Salah, et des partenaires du système des Nations unies.

Depuis le 26 décembre 2018, il y a un afflux des réfugiés fuyant les exactions de la secte Boko Haram, du territoire nigérian vers la province du Lac. Selon le chargé des Opérations du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés au Tchad (UNHCR-Tchad), Tshilombo Mbav César, plus de 2500 personnes ont été déjà enregistrées mais d’ici la semaine prochaine le nombre peut dépasser les 3000. Ces réfugiés se retrouvent encore dans les îles de Kirkia ; c’est pourquoi il faut mobiliser des moyens logistiques adéquats, c’est-à-dire des pirogues pour les déplacer à Ngouboua, une sous-préfecture située près du lac pour permettre de les transporter en véhicules vers le camp de Dar-es-Salam qui est non loin de Baga Sola. Pour lui, l’objectif de cette réunion est de rendre compte aux plus hautes autorités du pays, plus particulièrement au président de la République, Idriss Déby Itno  qui, tenant compte de ses responsabilités et engagements, a bien voulu avoir la clarté sur ce que font les humanitaires comme réponse à cette crise.

Tout faire pour la sécurité des refugiés       

« Nous saisissons cette occasion pour dire au gouvernement que les dispositions sont prises par la coordination et les actions en train d’être menées pour maîtriser cette situation de crise humanitaire. Nous nous sommes convenus d’avoir des échanges journaliers pour cette cause », souligne le chargé des Opérations. Il faut mobiliser les forces vives au niveau du Tchad pour faire face à cette situation. Sur le terrain, la coordination se passe bien entre les différentes entités, les gens se réunissent tous les jours pour prendre des décisions. Sur le plan de la sécurité alimentaire,  il n’y a pas d’inquiétude, les vivres sont déjà acheminés. Au niveau de la sécurité, un processus d’enregistrement se fait tous les jours. En ce qui concerne la santé, l’on est en train de vérifier les stocks de médicaments sur place pour faire face aux premiers soins, assure-t-il.

Du côté du gouvernement tchadien, les dispositions sont déjà prises pour assurer la sécurité de tous ceux qui interviennent sur les sites. Au niveau de l’action sociale, une assistance en nature est en train d’être préparée. Pour le ministre en charge de l’Administration du territoire, Mahamat Abali Salah, l’essentiel est déjà fait par les agences des Nations unies qui sont sur place. Les bâches et les nattes sont fournies par le HCR et les repas chauds sont servis par le Programme alimentaire mondiale (PAM). « Nous remercions beaucoup les agences humanitaires qui sont promptes à agir au côté du gouvernement,  apportant  ainsi un soutien aux réfugiés afin d’atténuer leurs souffrances », relève-t-il. Et d’ajouter que  dans les jours à venir « nous ferons une descente sur le terrain avec tous les ministères concernés pour constater de visu les conditions dans lesquelles vivent ces réfugiés. Pour le Tchad, l’urgence dans cette situation est le transfert des réfugiés des îles vers les camps afin de les mettre en sécurité et à l’abri de tout mal ».

Modjimadi Djimas Justine

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