Lecture publique : l’Association tchadienne des écrivains et auteurs fait un don de livres

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Remise des livres par le président de l'association des écrivains à la coordinatrice du CEBBN/Ph Bachir/ATPE

Suite à une demande de livres datée du 24 décembre 2018 et qui lui est parvenue le 2 janvier 2019, l’Association tchadienne des écrivains et auteurs a donné une réponse favorable. C’est ainsi que le samedi 12 janvier 2019, ladite association, par l’entremise de son président, Mbernodji Sosthène, a procédé dans l’enceinte de la radio FM Liberté à la remise officielle desdits livres à Mme Doumtoloum Tassoum Salomé, coordinatrice du Centre de l‘excellence Béassoum Ben Ngassoro (CEBBN) du canton de Béro.

Pour le président de l’Association des écrivains et auteurs tchadiens, Mbernodji Sosthène, étant donné que le but principal de l’association est de faire la promotion du livre et de la lecture, cette contribution en termes de livres n’est que logique. Il informe que lui et ses collègues ont pu collecter quelques livres de tous les genres comme les romans, les pièces de théâtre, les recueils de poèmes, les classiques français, les livres scolaires et titres didactiques, le tout d’une valeur de 220 mille F CFA. « Au-delà de la valeur, c’est ce qui est dans le livre et qui peut aider les apprenants et tous ceux qui vont fréquenter le centre de documentation de Béro qui est important. Nous sommes également disponibles à avoir un partenariat avec ce centre et pourquoi pas descendre là-bas tenir des conférences afin de stimuler davantage les jeunes à l’écriture, à la lecture et à l’excellence comme l’indique le nom du centre », souligne-t-il.

La coordinatrice du Centre de l’excellence Béassoum Ben Ngassoro (CEBBN), Mme Doumtoloum Tassoum Salomé, s’est dite pour sa part surprise et réconfortée par la promptitude avec laquelle l’Association tchadienne des écrivains et auteurs a répondu à sa sollicitation ; un geste qui lui va droit au cœur. Car, ajoute-t-elle, elle a auparavant adressé plusieurs demandes aux parents et cadres dudit canton ainsi qu’à ceux de la sous-préfecture de Komé-Ndolébé bien placés dans l’échelle sociale, mais aucun n’a répondu favorablement. Faisant la genèse du centre, elle indique que c’est du constat de l’inexistence au village des structures d’encadrement des jeunes, du manque de livres pour se documenter aussi bien pour les élèves que les enseignants qu’est créé le CEBBN. Selon elle, la lecture est un facteur de transformation d’une nation ; tout développement passe par l’éducation de la jeunesse.

Plaidoyer pour la jeunesse des zones rurales

« Depuis le création de ce centre avec des moyens dérisoires, le Centre d’apprentissage de la langue française (CALF) nous a fait un don de livres d’une valeur de 200 mille F CFA et de mobiliers d’une valeur de plus de 400 mille F CFA. ESSO également a récemment mis à notre disposition environ 300 livres. Avec le geste des écrivains et auteurs de ce 12 janvier, c’est l’occasion de réitérer notre gratitude à tous ceux qui nous soutiennent. J’invite d’autres bonnes volontés à leur emboîter le pas afin de nous aider dans cette œuvre de longue haleine en faveur des jeunes défavorisés de l’arrière-pays », relève Mme Doumtoloum Tassoum Salomé. Parlant toujours dudit centre, elle énumère les difficultés auxquelles il fait face et qui vont de l’exigüité du bâtiment au manque d’une pompe à motricité humaine en passant par le manque d’une salle de formation, de l’outil informatique, d’un groupe électrogène, etc.

Pourquoi baptiser le centre du nom de Béassoum Ben Ngassoro ? « Béassoum n’a jamais aimé la vie facile. Issu d’une famille pauvre, il a étudié avec abnégation et s’est honnêtement battu dans des conditions précaires, allant jusqu’à étudier en France pour devenir magistrat. Il a gravi étape par étape tous les échelons professionnels jusqu’à devenir procureur général près la cour d’appel de N’Djaména durant presque cinq ans avant que la mort ne l’arrache prématurément en 2010. Il est un exemple pour les jeunes qui veulent tendre vers l’excellence », explique la coordinatrice du CEBBN. Le défunt Béassoum Ben Ngassoro, faut-il le signaler, est le frère cadet de Mme Doumtoloum Tassoum Salomé.

Riamian Doumtoloum Ghislain

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