Lutte contre le chômage : l’ASBE forme des jeunes en adéquation avec le marché d’emploi

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Une vue partielle des panélistes/Ph Badoum/ATPE

Les membres de l’Association secours et bien-être (ASBE) ont animé une conférence de presse le vendredi 18 janvier 2019 au complexe scolaire ‘’Djimet Bagaou’’ de Walia pour présenter le projet de formation professionnelle des jeunes en vue de contribuer à la réduction du taux du chômage au Tchad au public et partenaires. C’était en présence de son président du conseil d’administration, Clément Djimet Bagaou.

L’ASBE a pour objectif de créer des structures des formations pour les marchés d’emploi et l’auto emploi des jeunes en vue de leur insertion dans la vie active. Selon Douka Ehba, secrétaire à la formation, ils sont allés du constat que les entreprises et les ONG ne recrutent que ceux qui sont formés dans des domaines professionnels précis. C’est aussi dans un contexte où le recrutement à la Fonction publique est, d’après lui, sélectif. Pour ladite association, une formation professionnelle en adéquation avec l’emploi est un palliatif au chômage. Diminuer le chômage équivaut à produire de la main d’œuvre qualifiée et l’écouler sur le marché de l’emploi. L’ASBE met un accent particulier sur l’entreprenariat à travers des formations axées sur le montage et gestion du cycle des projets. Le manque de formation et d’emploi conduit les jeunes à la consommation d’alcool et de stupéfiants. Pour cette phase pilote, l’association compte sur 10 ans, formés 1500 jeunes, assurer le suivi de 750 lauréats et leur insertion pour une période de 5 ans et accompagner 750 autres dans leur démarche de création d’entreprise.

Les moyens de l’ASBE proviennent des frais d’inscription de 50 000 F CFA par apprenant et des subventions. Le corps enseignant est constitué des volontaires qui se sont engagés à accompagner les jeunes. L’inquiétude des journalistes est orientée sur la pérennité d’un tel projet vue les moyens qu’il demande de mobiliser. Le président du conseil d’administration de l’organisation Clément Djimet Bagaou a relevé que le premier moyen c’est les hommes engagés pour que le pari soit tenu. Ils demandent l’implication de tous pour la réussite de ce projet. « Nous voulons qu’un jour, ces jeunes reviennent et disent j’ai un boulot ou j’ai créé du boulot pour les autres », a-t-il précisé.

Clément Djimet Bagaou d’indiquer qu’il pense également aux jeunes déscolariser car le Tchad n’est pas fait seulement avec ceux qui sont allés à l’école. Le projet est à ses débuts et peut s’étendre. Le projet de formation professionnelle des jeunes en vue de contribuer à la réduction du taux du chômage au Tchad s’appuie sur deux structure de formation existante. Il s’agit de l’Institut universitaire des sciences et d’administration et l’Ecole des agents sociaux et sanitaires de Bongor. La gamme de formation offerte dans le cadre de la mise en œuvre comprend des filières comme les sciences économiques et de gestion, le tourisme, l’hôtellerie, management et gestion de projet etc.

Badoum Oumandé Henri

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