Santé de la mère et de l’enfant : le Fonds français Muskoka s’engage pour l’atteinte des objectifs

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L’ambassadeur de France et deux membres du gouvernement / Ph. Bachir / ATPE

Un déjeuner de presse est offert aux journalistes le lundi 28 janvier 2019 par le fonds français Muskoka à l’hôtel Résidence de N’Djamena. L’objectif, est de renforcer la visibilité des interventions et résultats appuyé par le fonds au Tchad en 2018. Il est question aussi de soutenir le plaidoyer pour l’amélioration de la santé maternelle, néonatale et infantile. Le ministre de la Santé publique, Aziz Mahamat Saleh, l’ambassadeur de France au Tchad, Philippe Lacoste ainsi que les partenaires de mise en œuvre ont échangé avec les hommes des médias.

Le Tchad a bénéficié de 17 milliards de Fcfa dans le cadre du Fonds français Muskoka entre 2012 et 2018. Cet argent est investi dans les domaines d’activité qui sont la santé maternelle-infantile et néonatale, la nutrition maternelle et infantile, la planification familiale, la santé sexuelle et de la reproduction des adolescents et des jeunes. Le tout passe par un renforcement du système de santé pour garantir un accès à un personnel de santé qualifié et à des médicaments essentiels. Quatre agences des Nations unies mettent en œuvre les interventions stratégiques à haut impact. Il s’agit de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), l’Onu Femmes, le Fonds des Nations unies pour la population et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Pour le Tchad, l’Agence française de développement (Afd) intervient également sur plusieurs volets. Selon les indicateurs de la santé du ministère, il est observé des améliorations mais beaucoup reste à faire.

Pour les programmes mis en œuvre par les agences onusiennes,  7 écoles de formation des sages-femmes sont appuyées. 50 sages-femmes sont recrutées et intégrées à la Fonction publique. Des diplômes d’études supérieures de gynécologie sont introduits à N’Djamena. Un pool de 46 formateurs en consultation prénatale et néonatale est mis en place dans les 23 provinces du pays. 36 structures de santé dans 13 provinces bénéficient des soins obstétricaux néonataux d’urgences. Pour mieux évaluer la situation sur le terrain, le Fonds a permis également la mise en place d’un système de surveillance des décès maternels et de la réponse depuis 2014. Un plan stratégique budgétisé du nouveau-né est élaboré. Ainsi, dans 10 districts, il est introduit les soins essentiels et la réanimation. Les maladies des enfants sont prises en charge dans 11 districts sanitaires. Pour le dernier volet, 48 formateurs et 38 prestataires sont formés.

 S’agissant de l’appui à la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère, 72 prestataires sont formés. Sur le Fonds Muskoka, 39 centres de santé prennent en charge les cas aigus sévères.  La prévention étant l’un des aspects importants,  la formation de 55 formateurs dans les deux provinces du Mayo Kebbi  est faite. Les dépistages sont faits par 200 relais formés à ces fins.

La mise ne place de la planification familiale à base communautaire a permis de former 85 femmes prédicatrices actives dans 4 provinces. La promotion et offre d’une gamme complète de contraceptifs modernes sont faites et 10 provinces bénéficient des campagnes annuelles.

Des axes  stratégiques complémentaires

L’Agence française de développement (Afd) travaille pour le renforcement du système de santé. Dans le cadre de ce Fonds, la mairie de N’Djamena a reçu un appui pour la décentralisation dans le domaine sanitaire. 30 jeunes médecins sont outillés en management de district sanitaire. Un observatoire provincial de santé dans le Logone Occidental en vue d’améliorer la qualité des statistiques sanitaires est mis en place. A N’Djamena, 14 centres de santé et 3 hôpitaux de district sont remis à niveau et dans le Logone occidental, ce sont de 26 centres de santé et 3 hôpitaux. 65 missions de coopération hospitalière sont réalisées par environ 100 professionnels de santé français. Des sages-femmes et autres agents de la santé ont   également reçu des formations.

L’ambassadeur de France au Tchad, Philippe Lacoste, a souligné que la feuille de route de la France dans le cadre de l’action internationale visant à améliorer la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent s’articule autour du Fonds Muskoka. L’objectif selon lui, est de ramener la mortalité maternelle de 70 pour 100 000 naissances, celle des nouveau-nés à 12 pour 1000 naissances vivantes, les enfants de moins de 5 ans à 25 pour 100 naissances. Ces priorités selon le ministre de la Santé publique, Aziz Mahamat Saleh, requiert un nouvel élan en termes d’engagement et de coordination intersectorielle renforcée à tous les niveaux de la pyramide sanitaire

Le Fonds français Muskoka est un engagement de la France en faveur de la santé des femmes et des enfants et de la promotion des droits sexuels et reproductifs. Il est créé en 2010 lors du sommet du G8 dans la ville  canadienne de Muskoka.

Badoum Oumandé Henri

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