ASSA-AC : N’Djaména abrite le siège définitif

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La table des officiels /Ph. Haltebaye / ATPE

Les travaux de la deuxième session ordinaire des ministres en charge de l’aviation civile et de la direction de l’Agence de supervision de la sécurité aérienne en Afrique centrale (Assa-ac), institution spécialisée de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) ont pris fin le jeudi 31 janvier 2019, à l’hôtel Radisson Blu. Un communiqué final a sanctionné cette réunion.

A l’entame des travaux, les ministres ont examiné le rapport du comité de direction de l’Assa-ac les 28 et 29 janvier 2019 avant d’adopter le règlement de base avec amendements. Le financement de l’Agence a fait l’objet de débat et examen par le comité des ministres. Il ressort qu’un accord de principe est donné pour la contribution égalitaire des soixante millions (60 000 000) de FCFA par Etat et par an retenu pour la création d’une redevance dont la forme et les modalités de perception restent à déterminer. Ainsi, le comité a adopté le programme d’activités de l’année 2019. Sur la question de l’identité visuelle de l’Agence, les ministres ont constaté avec regret l’absence du rapport d’évaluation des offres reçus. C’est pourquoi, ils ont instruit la direction générale de clôre cette activité dans un délai de 6 mois en respectant toutes les procédures requises.

 Le comité a remercié la République du Tchad pour l’octroi d’un siège définitif à l’Assa-ac à N’Djaména avant de statuer sur la question de l’adhésion de Sao Tomé-et-Principe. Il a désigné son président à l’effet de prendre attache avec le ministre de l’Aviation civile de Sao Tomé et Principe. Ce n’est pas tout, au titre des mesures individuelles, le comité des ministres a retenu les candidatures de Nafi Hélène Mboumba de nationalité gabonaise au poste de contrôleur financier et de Francesca Bénime Yambombo, de nationalité centrafricaine au poste de l’assistance de direction. Ces deux candidatures  retenues seront entérinées respectivement par le conseil des ministres et le comité des ministres. Ensuite, le comité a demandé à la direction générale de l’Assa-ac d’établir une feuille de route d’opérationnalisation en vue d’évaluer les activités de ladite agence au cours d’une session extraordinaire du comité des ministres à convoquer dans un délai de 6 mois.

Instrument d’intégration

Pour le maire de la ville de N’Djaména, Saleh Adelaziz Damane, le transport aérien est un moyen d’intégration. Il a émis le vœu de voir l’Agence être soutenue dans l’accomplissement de ses missions.  De son côté, le commissaire en charge du département des infrastructures et du développement durable de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), Shey Jones Yembé, a relevé que depuis la prise de fonction de son tout premier responsable en 2012, divers facteurs tant endogène qu’exogène ont plombé l’envol de l’institution. « Il serait discourtois de ramasser le passé. D’ailleurs un adage populaire dit que le passé appartient au passé. Toutefois, il est souhaitable que la maîtrise de ce passé  nous permette de baliser le futur en conformité avec les textes pertinents régissant la communauté », a-t- il suggéré pour préciser que le comité des ministres est un organe incontournable de l’Agence. Car, a-t-il renforcé, le comité des ministres oriente, contrôle et approuve ou décide selon les matières. Son rôle ne devrait donc en aucun cas se limiter à un accompagnement tel que timidement mentionné dans des documents soumis à l’examen, a martelé le commissaire le commissaire en charge du département des infrastructures et du développement durable de la CEMAC.  Il a indiqué que ces assises devraient consacrer l’opérationnalisation de l’agence à travers trois piliers essentiels et complémentaires. Il s’agit notamment de la mise en place d’une agence forte et bien structurée en termes d’organisation et de fonctionnement, de l’adoption d’un cadre juridique et réglementaire conforme aux missions et objectifs d’une agence de supervision de la sécurité aérienne, et de surcroit une institution spécialisée de la communauté, de l’attribution au profit de l’agence d’une assurance financière stable à travers l’instauration d’une redevance pérenne, le paiement par les Etats membres des contributions égalitaires et la fixation des frais pour services rendus ou prestations fournies.

Améliorer la supervision aérienne

Une vue partielle des invités /Ph. Haltebaye / ATPE

L’Assa-ac a été créée en 2007 par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement avec pour mission essentielle d’assister les Etats membres à pallier leurs carences respectives observées dans le domaine de la sécurité aérienne, a rappelé le ministre de l’aviation civile et  de la météorologie nationale du Tchad, Mahamat Tahir Orozi. Cependant a-t-il ajouté, la crise économique qui a touché les pays membres de la communauté n’a pas épargné le secteur du transport aérien et a eu des impacts négatifs sur le financement et le fonctionnement de cette institution spécialisée. Pour faire face à cette situation, a-t-il proposé, les conditions nécessaires doivent être créées pour la redynamiser afin de lui permettre de soutenir les gouvernements respectifs en vue d’améliorer la supervision de la sécurité aérienne et ce, conformément aux normes internationales.  Il s’est dit convaincu que les décisions prises seront  traduites dans les actions concrètes par les Etats membres à travers la mise en œuvre des règlements communautaires, la formation des inspecteurs, mais surtout l’atteinte des objectifs fixés par la déclaration d’Abuja au Nigéria dans les prochains mois.

Blaise Djimadoum Ngarngoune

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