Commémoration : « Le professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh n’est pas oublié »

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Le SG du PLD et le président de l’UNDR / Ph. bachir / ATPE

Les militantes et militants du Parti pour les libertés et le développement (PLD) ont organisé le dimanche 3 février 2019, au siège dudit parti au quartier Ardep-Djoumal, une journée qu’ils nomment celle des martyrs et de la démocratie en rappel aux douloureux événements des 2 et 3 février 2008. C’est pour commémorer « la disparition forcée » du secrétaire général de leur parti, le professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh. Ont rehaussé de leur présence quelques leaders des partis politiques de l’opposition démocratique et de la majorité présidentielle dont Abdéraman Djasnabaille, ambassadeur de la paix de l’ONU.

Plusieurs activités ont marqué la journée notamment les conférences-débats, la projection des films documentaires et reportages relatifs aux malheureux évènements des 2 et 3 février 2008. Le chef de file de l’opposition démocratique et président de l’UNDR, Saleh Kebzabo, a déclaré que la journée des martyrs et de la démocratie doit être saluée et recadrée parce que le mot martyr au Tchad donne toujours beaucoup de connotations le plus souvent non fondées. « … Je dis qu’il faudra qu’on s’asseye un jour pour parler de ces martyrs et du mot martyr. Quels sont les Tchadiens dont les noms méritent d’être inscrits sur le fronton des martyrs ? Ibni Oumar Mahamat Saleh en est un effectivement. Et cela est incontestable », a fait comprendre le chef de fil de l’opposition démocratique. 

« L’avènement de la 4ème République est la suite logique de la mauvaise gouvernance du régime au pouvoir », a-t-il ajouté, avant de douter ensuite de la crédibilité et de la transparence des prochaines consultations électorales. De son côté, le député de l’Union des forces démocratiques/Parti républicain (UFD/PR), Gali Ngothé Gatta, a développé les sacro-saints principes de la démocratie. Selon lui, la démocratie est une chose, le processus démocratique en est un autre. La démocratie sous le régime MPS est, de son avis, une démocratie de façade. Opinion partagée par Gangnon Mbaïmbal, un autre leader politique. D’après lui, malgré toutes les précautions prises à la Conférence nationale souveraine (CNS) de 1993 pour construire un Etat de droit au Tchad, le naturel chassé est en train de revenir au galop.

Deux figures des organisations de la société civile, Mahamat Nour Ibédou et Banadji Boguel Pyrrhus, ont, pour leur part, fait l’état des lieux des droits humains et économiques au Tchad de 1990 à ce jour. Il ressort de leurs constats que les violations des droits humains, économiques et matériels sont de plus en plus signalées, tout cela au mépris de la loi fondamentale et des conventions internationales ratifiées par le Tchad. Ils se sont tous engagés à continuer la lutte pour l’instauration d’un véritable Etat de droit au Tchad avec les principes fondamentaux de la démocratie qui doivent être respectés. Abdéraman Djasnabaille, dont la formation politique appartient à la majorité présidentielle et par ailleurs ambassadeur de la paix des Nations unies présent à la cérémonie, a déclaré : « Je partage les valeurs universelles de la démocratie ».

Blaise Djimadoum Ngarngoune

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