Extrémisme violent : les journalistes doivent connaître les acteurs pour éviter les digressions

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Photo de famille des participants à l’atelier / Ph. David / ATPE

L’Agence américaine pour le développement international (Usaid) à travers le projet partenariat pour la paix (P4P) a organisé les 4 et 5 février 2019 à l’hôtel la Résidence un atelier d’échange sous le thème : « L’apport des médias dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent » à l’intention des journalistes des organes publics et privés.

La rencontre a pour objectif de  permettre aux journalistes de jouer efficacement leur rôle dans la menace que constitue l’extrémisme violent dans un spectre sécuritaire plus large. Cet échange interactif a regroupé une vingtaine de bénéficiaires de  la presse écrite, de l’audiovisuel  et du Réseau des journalistes pour l’humanitaire et le développement durable au Tchad (Rjhdt). L’atelier a pour but également de renforcer les capacités des journalistes et autres acteurs des médias à mieux comprendre les enjeux et l’importance de la prévention de l’extrémisme violent afin de sensibiliser les publics sur cette menace et d’en cerner les causes profondes.

Durant deux jours, plusieurs thèmes tels que ‘’le rôle de la presse dans la prévention de l’extrémisme violent (EV), les groupes de l’extrémisme actifs au Sahel’’, ‘’la revue fondamentale de l’extrémisme violent et les concepts de définition des pays  qui sont très fortement impliqués dans les questions liées à la lutte contre l’extrémisme violent et au terrorisme en donnant des définitions à leurs angles de vision’’, ont été débattus par les participants. Selon l’Usaid parrain de cette formation, l’extrémisme violent  est une« référence à la défense, un engagement en faveur à la préparation à l’appui d’une violence idéologiquement motivée pour justifier ». La Grande Bretagne considère l’extrémisme comme l’utilisation de la violence ciblée des civils ». Le groupe de travail de l’Union européenne définit l’extrémisme violent comme l’ensemble des croyances et d’actions de personnes qui soutiennent ou utilisent la violence pour atteindre des objectifs idéologiques, religieux ou politiques.

 Le représentant de l’Usaid, Brahim Mamadou, quant à lui, a indiqué que le projet Partenariats pour la paix (P4P) constitue  un effort et un soutien du gouvernement américain à travers l’Usaid qui appuie les institutions régionales, les gouvernements et les organisations de la société civile de l’Afrique de l’ouest afin de lutter contre l’extrémisme violent dans la région du Sahel. Le vice-président du Rjhdt, Boudina David, a souligné que la question de l’extrémisme violent est une préoccupation de l’heure au regard de l’actualité. L’extrémisme violent dans le Sahel est sans doute un obstacle pour le développement voire à la survie de la population, a-t-il précisé. Cet atelier requiert une attention particulière et une interaction de taille. Il vient à point nommé et répond à un besoin réel pour accompagner les médias tchadiens, a clos le vice-président. Pour l’expert consultant en prévention de l’extrémisme violent et des questions de la paix au Sahel, Abdoulaye Bâ, pour donner des informations fiables et sensibles un journaliste doit lire la genèse des acteurs de l’EV pour éviter les digressions.

Ndomadji Ndodegue

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