Transhumance et pastoralisme : le Tchad accueillera les assises sur la problématique

0
218
Quelques membres du gouvernement / Ph.Kouago / ATPE

Prélude à l’atelier sur le pastoralisme et la transhumance prévu cette année au Tchad, une  réunion de concertation et d’échanges entre les ministères de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale et ceux en charge de l’Elevage et de l’Agriculture a eu lieu à l’hôtel Ledger Plaza. C’était le samedi 9 février 2019 en présence des différents responsables desdits départements ministériels, des experts ainsi que des techniciens nationaux et étrangers.

La transhumance est cruciale dans la plupart des pays africains au regard de son incidence sur le pastoralisme et partant sur la sécurité des populations. C’est pourquoi la Déclaration de Lomé ayant sanctionné en juillet dernier le 1er sommet conjoint des chefs d’Etat et de gouvernement CEEAC-CEDEAO a mis un point d’honneur sur la question. Ainsi, mandat a été donné aux experts de s’appesantir sur les tenants et les aboutissants d’une rencontre de grande envergure pour traiter le problème de fond en comble. Au cours de cette réunion préparatoire, les experts ont défini les termes de référence de l’atelier, fait des propositions sur le casting des personnalités à inviter ainsi que les thématiques d’actualité qui feront l’objet des débats et échanges, les facilités d’ordre organisationnel et technique pour parvenir à une apothéose. Selon l’expert tchadien, Ousman Mahamat Saleh, l’atelier durera trois jours, mais la date définitive sera décidée en accord avec le gouvernement tchadien et chaque pays doit être représenté par une délégation.

Les experts venus de Libreville composés de  Médard Oyal Tordeg, et Zenaba Kouassi pour appuyer le Tchad dans l’organisation ont laissé entendre que les pays doivent in fine harmoniser les politiques et cadres juridiques existants pour résoudre les questions liées à la transhumance. Il faut les encadrer pour permettre aux  pasteurs  de travailler dans un cadre paisible. Mais aussi et surtout pour renforcer la cohabitation pacifique entre éleveurs et agriculteurs.   « C’est une question d’honneur pour le pays organisateur de ces assises. De cela dépend la stabilité permanente de nos pays », a confié Médard Oyal Tordeg. Le  ministre en charge de l’Administration du territoire, Mahamat Abba Ali Salah, salue le choix du Tchad pour la tenue de ces assises surtout que le pastoralisme et la transhumance constituent les défis de l’heure.  Les suggestions faites seront bel et bien prises en compte, a-t-il rassuré. Etaient également présents, Gayang Souaré, ministre de l’Elevage et des Productions animales et celle de la Production, de l’Irrigation et des Equipements agricoles, Lydie Beassemda.

Florent Baïpou

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here