Situation dans le Nord-Est : trois regroupements de l’opposition souhaitent le dialogue

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Une vue des conférenciers / Ph. Haltebaye / ATPE

Trois regroupements des partis politiques de l’opposition ont organisé une conférence de presse le dimanche 10 février 2019 à la Maison des Médias du Tchad. Les échanges ont porté essentiellement sur le rétablissement de relations diplomatiques entre le Tchad et Israël et l’incursion des combattants de l’Union des forces de résistance (UFR) dans la partie septentrionale du pays. Ce sont les partis Action socialiste tchadienne pour le renouveau (Astre), l’Union des écologistes tchadiens/les Verts (UET/V) et l’Union des forces démocratiques et républicaines (UFDR).

D’entrée de jeu c’est le président du parti ASTRE, Alladoum Djarma Baltazar qui a pris la parole pour présenter son liminaire. « Le Tchad dans sa souveraineté peut avoir des relations avec tout pays » a estimé le président du parti ASTRE. « Nous, en adéquation avec tous les Tchadiens épris de paix et de justice, lançons un vibrant appel à tous nos frères qui ont pris les armes de regagner la patrie pour qu’ensemble nous puissions mener le combat démocratique de l’intérieur », a-t-il ajouté.  Pour l’ensemble de ces trois partis de l’opposition, le gouvernement doit mettre en place une politique de main tendue réelle en direction des différentes formations politico-militaires, pour qu’enfin le Tchad sorte du cercle vicieux des guerres fratricides et de la prise du pouvoir par les armes.

A toutes ces préoccupations auxquelles les journalistes des organes publics et privés n’ont pu se contenir, des questions de précision et de compréhension ont émaillé la séance. Quelle position réelle ont pris ces opposants, condamnent-ils les actions du gouvernement ou s’alignent-ils derrière sa logique ? Les questions de représentation et de base politique dans la partie septentrionale ont été également soulevées. En réponse et tour à tour, les chefs de ces trois partis politiques se sont relayés pour chacun, donner son point de vue sur la situation qui prévaut actuellement. Pour Alladoum Djarma Balthazar, que le sang des Tchadiens coule à l’effet de l’usage des armes, c’est une interdiction formelle qu’il a avancé. Quant à Badono Daïgou de l’UET/V, que les Tchadiens mécontents de la situation, se retrouvent à l’intérieur du pays pour mener une lutte de concert avec les autres corporations politiques.

Pour Dr Ahmat Baba Ahmat de l’Union des forces démocratiques et républicaines, l’heure n’est pas aux querelles stériles, mais au dialogue et à la concertation des parties antagonistes. C’est pourquoi, unanimement, les trois chefs de ces formations politiques ont réagi pour être participatifs dans le processus de consolidation des principes démocratiques au Tchad. Les conférenciers ont rassuré qu’au-delà de toute prétention, les Tchadiens appelés à gérer leurs problèmes eux-mêmes et non cautionner une intervention venant d’ailleurs, notamment celle de la France qui, selon eux, s’ingère dans les affaires internes d’une République, le Tchad. Par conséquent, ils condamnent cette réaction étrangère qui ne requiert pas l’avis de l’Assemblée nationale.

Napoléon Ngaoundi

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