Urbanisme et aménagement du territoire : faire des villes tchadiennes des incubateurs de développement

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Le panel des intervenants /Ph. Haltebaye / ATPE

Le ministère de l’Aménagement du territoire, du Développement de l’habitat et de l’Urbanisme a organisé, en partenariat avec l’Onu-Habitat, un atelier de mobilisation des acteurs pour l’élaboration du Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de la ville de N’Djaména et ses environs. Les travaux qui ont débuté le lundi 11 février 2019 à l’hôtel Radisson Blu sont présidés par la ministre en charge de l’Aménagement du territoire, Mme Achta Ahmat Brémé en présence de son collègue de l’Environnement, Sidick Abdelkérim Haggar.

Cet atelier se tient dans le contexte où les villes du Tchad et N’Djaména en particulier ne disposent pas encore d’un document stratégique et de planification opérationnelle de son urbanisation. Ce qui a pour conséquence la mauvaise maîtrise des investissements dans les services sociaux de base en faveur des citoyens. C’est ainsi que l’Onu-Habitat et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont bien voulu appuyer le gouvernement à travers le projet Booyoung à disposer d’un Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de la ville de N’Djaména et ses alentours. Le 1er maire adjoint de la ville de N’Djaména, Oumar Abdadallah Lebine, a souligné que ces assises constituent une aubaine car elles permettront de faire un diagnostic des aspects qui entravent le développement de la capitale politique du pays.

Le directeur général adjoint du ministère de l’Aménagement du territoire, du Développement de l’habitat et de l’Urbanisme et président du comité d’organisation de l’atelier, M. Kouladjé Mbainarem, a relevé l’importance des villes dans le développement. « De l’avis de plusieurs experts, le 21ème siècle est considéré comme le siècle de l’urbanisation. Car, de plus en plus, la population urbaine va supporter la population rurale et la part des villes sera au-delà de 70 % du Pib mondial d’où l’importance des villes dans le développement. Selon la Banque africaine de développement (BAD), le taux d’urbanisation en Afrique se situe autour de 40 %. La contribution des villes au Pib du continent est estimée à 55 %. L’urbanisation demeure un vecteur de la croissance économique avec les actions de transformation structurelle. Il est également prouvé l’incapacité de plusieurs pays du continent à insérer le phénomène de l’urbanisation dans les plans de développement », a-t-il soutenu.

L’apport des partenaires est nécessaire

La ministre de l’Aménagement du territoire, du Développement de l’habitat et de l’Urbanisme, Mme Achta Ahmat Brémé, a dit que cette rencontre est un espace de sensibilisation et de plaidoyer vis-à-vis des partenaires au développement et de la société civile pour l’attention qu’ils voudront bien porter à la question de l’urbanisme au Tchad. La ministre n’a pas manqué de rappeler les défis face à l’urbanisation : « Il est désormais clairement démontré que les villes et les centres urbains jouent un rôle primordial dans la transformation structurelle des économies nationales, dans la création d’emplois décents, dans la lutte contre la pauvreté et donc dans le maintien de la croissance économique. Aucun pays au monde n’a pu atteindre un niveau de développement significatif sans avoir au préalable maîtrisé et organisé la croissance et la prospérité de ses villes. Une ville bien organisée, bien gérée et bien planifiée est sans conteste un formidable outil de développement tout en garantissant le bien-être et la sécurité des populations ». Ledit atelier sera sanctionné par des recommandations des acteurs du domaine pour qu’une feuille de route cohérente soit élaborée.

Badoum Oumandé Henri

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