Aide humanitaire et développement : l’ADES adapte son plan d’intervention au contexte

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La table des officiels /Ph. Haltebaye / ATPE

L’ONG internationale de développement et d’action humanitaire Association de développement économique et social (ADES) organise à partir du mercredi 20 février 2019 à l’hôtel Ledger Plaza un atelier d’orientation et d’élaboration de son plan stratégique 2019-2023. L’ouverture des travaux est présidée par le ministre de l’Economie et de la Planification du développement, Issa Doubragne, en présence des premier responsable de la dite ONG, de ses partenaires et employés venus de l’Afrique et du Tchad.

Dans son mot de bienvenue, le directeur général de l’ADES, Abdel Hakim Tahir, a rappelé que l’Association, dans sa dynamique, s’est dotée fin 2013 d’un plan stratégique quinquennal 2014-2018. Le processus de son élaboration, a été fait sur la base d’un travail d’analyse de l’environnement aussi bien interne qu’externe ainsi qu’un diagnostic institutionnel. Il a alors permis de dégager les opportunités et les défis, d’identifier les forces et faiblesses et les principales orientations qui en sont issues ont renforcé la détermination de ses dirigeants, leur engagement et leur responsabilité à consolider les acquis et lui permettre de s’inscrire dans une dynamique qui tient compte des exigences de l’heure à savoir la redevabilité, la gestion basée sur les risques, a-t-il ajouté. Il a également souligné que ces assises s’inscrivent dans un contexte marqué par l’adoption de nouvelles lois qui constituent un cadre juridique régissant les ONG au Tchad à savoir le décret n° 1917 portant leur statut et celui n° 1918 portant institution d’un protocole standard de leur établissement. Pour lui, il s’agit aussi d’aligner les principaux axes qui seront définis dans le plan stratégique au dispositif national, continental et mondial qui sont le PND 2017-2021, la Vision 2030, l’Agenda 2063 de l’Union africaine et les ODD des Nations unies.

« Nous allons de manière approfondie faire un état des lieux de notre situation actuelle, déterminer les objectifs stratégiques en vue de l’élaboration du plan quinquennal et définir une politique de mobilisation des ressources. En clair, nous voulons disposer d’un plan réaliste et réalisable pour les cinq années à venir. Nous appelons par conséquent à un resserrement des rangs puisque nous visons les mêmes objectifs par des protocoles d’accord de collaboration entre nos organisations, constituer des consortiums stratégiques dans un esprit d’efficience et de complémentarité. Car, un éminent penseur a dit ‘’quand on est seul, on va vite, mais quand on est ensemble, on va loin’’ », a plaidé le directeur général de l’ADES, Abdel Hakim Tahir.

Des résultats encourageants

Dans son sillage, le président du conseil d’administration de l’Association pour le développement économique et social, Amadaye Ali Haggar a insisté sur le fait que les conclusions du précédent plan stratégique ont permis d’obtenir des progrès probants. Il s’agit de l’extension des zones d’opération au niveau national, la sortie à l’international dans quatre pays africains (la République démocratique du Congo, le Cameroun, le Mali et le Niger), l’obtention du statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations unies, l’obtention du statut d’ONG d’utilité publique, l’obtention de la pré-qualification pour les achats à l’international et la diversification des partenaires techniques et financiers. Selon le PCA, ces succès ont permis à l’ADES d’être aujourd’hui en phase et partie prenante des politiques nationales et internationales tendant au développement durable. « Nous allons revisiter le plan stratégique antérieur et en tirer les leçons sur la base desquelles nous ferons une nouvelle projection pour les quatre années  à venir. Il s’agira de manière stratégique de maintenir les acquis, de renforcer les partenariats et la visibilité institutionnelle… Je vous invite à accorder une attention particulière au concept car bon nombre de partenaires techniques et financiers en font une priorité », a relevé Amadaye Ali Haggar.

Quant au chef du département ministériel en charge de l’Economie et de la Planification du développement, Issa Doubragne, il a indiqué que s’il s’est donné pour obligation de personnellement présider l’ouverture de l’atelier, c’est que ladite ONG montre la voie royale à des organisations nationales qui hésitent encore à aller hors des frontières du pays. Selon lui, ce que fait l’ADES mérite d’être imité car il n’y a pas de honte à imiter ce qui est bien. Il a lui également mis l’accent sur le nouveau contexte marqué par de profondes réformes notamment celle sur le statut des ONG, car depuis 30 ans, le vide juridique dans ce domaine n’a pas profité aux organisations nationales. « Ce vide n’a en réalité profité à personne, elle a plutôt fait perdre des opportunités », a-t-il souligné. Issa Doubragne a par ailleurs annoncé la disponibilité de son ministère à faire en sorte que les initiatives de cette ONG se multiplient et permettent au Tchad de se projeter dans la sous-région tout en promettant d’autres réformes dans le secteur statistique, de l’aide publique au développement (APD). Il a enfin exprimé ses attentes des conclusions de ces assises pour renforcer les dispositifs mis en place dans le cadre du PND 2017-2021 pour la mobilisation des financements, car ledit PND n’est que le premier des trois qui permettront au Tchad d’être un pays émergent d’ici 2030.

Riamian Doumtoloum Ghislain

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