Formation professionnelle : les petits métiers au cœur de la stratégie de lutte contre le chômage

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Un atelier d’échanges sur le secteur de la formation professionnelle tchadien par les experts venus du Maroc est ouvert le lundi 18 février 2019 à l’hôtel Ledger Plaza. Il entre dans le cadre d’une convention-cadre signé le 21 décembre 2018 avec l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail du Maroc (OFPPT). Cette convention-cadre vise entre autres le renforcement du partenariat par l’accueil des stagiaires tchadiens, la formation des formateurs, les missions d’études d’expériences, etc.

La mission des experts de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail du Maroc au Tchad vise à diagnostiquer le secteur de la formation professionnelle. Elle se fixe également comme objectif d’évaluer les structures et établissements de la formation professionnelle, les équipements des ateliers de formation et prendre connaissance de l’évolution du contexte économique du Tchad. Durant la semaine d’échanges, les participants auront à diagnostiquer les besoins du secteur de la formation professionnelle, élaborer un projet d’appui tant technique qu’en ressources humaines et matérielles.

Les secteurs concernés par ces assises sont l’agriculture, l’élevage, l’environnement, la cordonnerie et la maroquinerie. Les énergies nouvelles et renouvelables, l’hôtellerie, le tourisme, les bâtiments transport, l’hygiène et automobile sont également en discussion.  Dans son mot d’ouverture, la ministre de la Formation professionnelle et des petits Métiers, Mme Madjidian Padja Ruth, a  souligné que son département est une priorité du gouvernement, car il constitue un levier indispensable pour l’émergence de l’économie nationale et la lutte contre le chômage des jeunes. « Pour opérationnaliser cette priorité gouvernementale, le ministère a enclenché plusieurs actions novatrices pour redynamiser le secteur de la formation dont la refonte du système de la formation professionnelle », a-t-elle indiqué.

D’énormes avantages à en tirer

Ali Ramdani, chef de la mission marocaine, a quant à lui relevé  que c’est par la même procédure que le Maroc est passé. « C’est à travers cette démarche de restructuration que nous avons pu exporter ou avoir chez nous une expertise qu’on peut et qui nous permet aujourd’hui d’accompagner les différents pays africains. Alors que nous sommes liés par deux grands événements. Le premier,  c’est celui de l’alliance  africaine pour le développement de la formation professionnelle, 15 pays ont été membres signataires de cette convention dont le Tchad qui vient d’entrer », a-t-il arboré.

C’est dans cet esprit que le ministère en charge de la formation professionnelle a entamé en interne une réflexion pour une refonte du système de la formation professionnelle d’une part, et engagé des démarches de collaboration aussi bien au niveau national que continental pour le développement d’une synergie d’action dans ce secteur, d’autre part. Ainsi, le Tchad, à travers le ministère de la Formation professionnelle et des Petits métiers est membre fondateur de l’Alliance africaine pour le développement de la formation professionnelle, instituée par la signature d’une convention-cadre multilatérale de partenariat dans le domaine de la formation professionnelle. L’alliance a, entre autres, pour objectifs de favoriser le dialogue entre les systèmes de formation professionnelle des pays partenaires et constituer un cadre de partage d’expériences, de savoir-faire et d’échanges d’expertises entre les pays. L’organisation entend renforcer les échanges entre les partenaires en vue de l’élaboration d’une stratégie adaptée et répondre aux besoins des secteurs économiques des pays partenaires.

Yonwa Maïlébélé

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