Poulet de chair : les consommateurs doivent être regardants

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Ph. Youwa / ATPE

La conservation des  produits d’élevage tels que les poulets de chair, la viande, etc. se pose  avec acuité aux promoteurs tchadiens alors que la demande se fait de plus en plus croissante. L’irrégularité de l’électricité est pointée  du doigt comme la principale cause.

Au grand marché de N’Djaména, tout une allée est réservée aux femmes qui vendent les poulets de chair. A l’intérieur de leurs glacières, des poulets entiers et en morceaux. Au cours de la journée, au fur et à mesure que le besoin se fait sentir, elles y mettent des glaçons histoire de préserver la qualité cette chair tant prisée. Qu’ils soient importés ou produits sur place, ces poulets sont aussi disponibles dans les magasins et les fermes sont conservés de différentes manières. Le directeur administratif et financier de la ‘’Fondation Madi Kachallah’’, Djimasra Parfait, explique que la conservation de la viande au Tchad varie et cela dépend également de la taille du bétail. « Le traitement varie selon la durée de la commande. Si le client commande pour consommer pendant 2 ans, le traitement est différent de ce qui sera consommé dans moins d’un an », a –t-il relevé. C’est toute une chaîne qui fait appel à des techniques spécifiques. « On peut abattre plusieurs volailles et les traiter de la même manière, comme nous avons des chambres froides ». Tout en soulignant que ce produit varie selon les grades. «  A, ce sont les poulets entiers, B, les abats ou poulets dépouillés et C, les gésiers et les foies, c’est-à-dire tout ce qui se trouve à l’intérieur de la poule », a-t-il expliqué.

L’électricité étant un produit rare au Tchad, l’élevage des poulets de chair n’est pas à la portée de tout le monde. « A notre niveau, nous avons à la fois l’électricité de la SNE et le groupe électrogène. C’est surtout le groupe électrogène que nous utilisons le plus », a rassuré Djimasra Parfait. S’agissant de la provenance de ces poulets, il a indiqué qu’ils sont importés d’Europe et d’Amérique du Sud surtout du Brésil. « Chez eux, comme ce sont des élevages industriels, lorsque nous lançons la commande, ils prennent leur temps, travaillent correctement et scindent les qualités. Et le traitement se fait de manière correcte», a-t-il rassuré. Concernant les plaintes des consommateurs relatives à la qualité de la chair de poulet vendue au Tchad, Djimasra Parfait conseille à la population de faire un bon choix. « La chair exposée au soleil n’est pas bonne. Choisissez des poulets bien durs et conservés dans une glacière. Et si vous voyez qu’ils changent de couleur, n’en achetez pas, choisissez plutôt celle qui a une bonne couleur et un emballage propre ». Au regard du nombre des vendeurs ambulants, il invite la population à faire très attention aux poulets de chair vendus à la sauvette.

Yonwa Maïlébélé

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