Hygiène : certains lieux publics exposent à des maladies

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Ph. Baidou / ATPE

Les débits de boisson ne cessent de se multiplier dans la ville de N’Djamena. Ces endroits de distraction pour beaucoup de Tchadiens attirent de la clientèle mais les conditions d’hygiène laissent à désirer. Ce qui expose les consommateurs. Quels sont les niveaux de responsabilité ?

Ndjamena, assiste depuis quelques années à une prolifération des lieux publics comme les cabarets, cafés, bars et autres. Ces cadres qui paraissent à première vue comme un moyen de subsistance pour une couche de la population ndjaménoise, cachent derrière eux une réalité autre que l’aspect de financier. Là où l’on vend généralement les boissons locales, les calebasses servant de récipients sont laissées à la portée des mouches. Les vases contenant la bière locale sont souvent fermées à moitié.  Ces débits d’alcool ne disposent pas, pour la plupart, des latrines ou s’ils en disposent, elles sont souvent mal entretenues. L’on peut également noter entre autres, l’utilisation du pétrole sur les tables des clients, les verres et les calebasses mal lavés offert aux clients. « Les vendeuses doivent en principe changer à tout temps  l’eau dans laquelle les calebasses sont lavées et disposées d’eau chaude pour les rincées mais ce n’est pas le cas. Elles trempent seulement les calebasses dans eau qui a presque la couleur de la boisson. » Fustige B. Paul, client rencontré dans le cabaret d’un quartier de N’Djamena.

Il n’est pas seul à dénoncer le caractère insalubre de ce commerce F. Madje, estime pour sa part que les verres offerts aux clients doivent êtres soigneusement lavés au détergent et à l’eau de javel. Même si cette pratique est critiquée par un grand nombre de client, les vendeurs ne voient pas les choses de cette façon. Déné, vêtue de sa blouse de vendeuse bleu-marine, dit que cette activité n’est pas différente des travaux ménagers et que la propreté dépend d’une femme à une autre « Mes calebasses sont toujours bien lavées et trempées dans de l’eau chaude avant usage ». a-t-elle ajouté. M. Boulbaye, lui, est gérant d’un café de la ville. Il explique tout en démontrant « Vous pouvez constater par vous-même si nos locaux sont insalubres. Nos verres sont lavés à l’eau et au détergent puis offert aux clients ». Il souligne que certains clients leur exigent de nettoyer les verres avec de l’alcool antiseptique avant de les leurs offrir. M. Boulbaye décrit par contre le comportement de certains agent du service Hygiène et Assainissement qui, lors de visite, leurs taxent sans même avoir constaté.

« Nous on fait régulièrement des sorties d’inspection dans les lieux publics, mais on constate malheureusement que beaucoup de nos concitoyens n’ont pas une idée de ce que c’est qu’une règle d’hygiène. » A déplorer Arrakhais Abakar Bourma, chef de service hygiène et Assainissement du 1er Arrondissement municipal de N’Djamena. Pour lui, les détenteurs des lieux publics doivent se conformés aux textes pour le bien de leurs clients. Cette pratique expose les consommateurs à des risques de maladies comme la fièvre typhoïde, la tuberculose, l’hépatite et bien d’autres infections liée à ce phénomène.

 Wangbara Baidou, stagiaire

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