Portrait : Noura Brahim Kossi, une femme de conviction

/ Ph. DR
Née le 21 février 1981, Noura Brahim Kossi est titulaire d’un  master en audit et contrôle de gestion obtenu à l’INSEEC de France et d’un master en comptabilité à ENSG de Settat (Maroc), elle a suivi une formation en leadership à London business school. Elle  est actuellement directrice financière de la société Millicom-Tchad.   

La femme de 38 ans, avec un ton rassurant, affirme que la réussite n’est pas de la magie, il faut juste croire en soi. « A mon avis il est difficile pour tout le monde de  réussir, la vie est un combat. Il faut travailler très dur, et le  travail doit se faire avec passion, honnêteté, intégrité et beaucoup d’humilité et surtout avoir des ambitions. Quand on sait ce qu’on veut on peut l’obtenir et pour finir on doit accepter les échecs quand ça arrive, car je pense qu’il n y a pas de  réussite sans embuche. Le plus important c’est d’apprendre de ses erreurs et savoir  les transformer en opportunité et réussite. Mon credo est simple avec de la persévérance et détermination, on arrivera toujours à ses fins ».  Elle croit que sa position par rapport à la parité reste liée à la performance qui doit être récompensée de façon équitable. « Je suis d’avis qu’on parle de parité et d’égalité devant la loi ou dans le code civil, en termes de traitement professionnel par exemple si la femme fait le même travail et donne le même résultat que l’homme, il faut qu’elle ait  les mêmes récompenses. D’une manière générale, je crois fondamentalement à la complémentarité homme-femme. Nous sommes tous  différents dans notre façon d’agir et de penser, je suis convaincue que chaque individu a une tâche à remplir, quel que soit le pays ».

Ma famille reste ma principale force, a-t-elle fait comprendre. Le sens de l’autonomisation lui a été inculqué par son père qui a cru en elle. Je ne remercierai jamais assez  ma famille. Je réalise au jour le jour les sacrifies, le temps, l’effort et l’investissement consentis par mes parents qui sont inestimables, après avoir juste commencé avec mes enfants (rire), que Dieu les récompense au centuple. Parlant de sa vie, elle a traversé bien des moments douloureux qu’heureux « L’épreuve la plus douloureuse de ma vie était le décès de ma mère. L’évènement heureux est la naissance de mes enfants qui a été accompagnée d’une nomination professionnelle où on combine la réussite de la vie professionnelle et familiale. Juste avant la naissance de mon deuxième fils, j’ai été promue directrice financière adjointe puis directrice financière juste avant la naissance de mon troisième fils.»

Noura Brahim Kossi soutient qu’on peut réagir différemment devant un fait « car la culture, l’éducation, les expériences, nos croyances religieuses nous différencient ». Mais une femme peut faire à sa manière tout ce qu’un homme peut faire si on lui donne la chance et l’opportunité de le faire. A l’exemple de l’Allemagne, première économie d’Europe est dirigée depuis plus de 11 ans par une femme, Angela Merkel. Je saisis cette occasion pour rendre hommage aux femmes qui se battent chaque jour pour s’imposer malgré les multiples entraves et les nombreuses charges qui pèsent sur elles. Pour Noura Brahim Kossi, la femme doit être célébrée tous les jours parce que c’est la mère, la sœur et  la fille.  

Macka Abdraman Hamdan

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