Secteur agricole : le rapport de la revue biennale 2020 est validé

Au milieu, la ministre de la Production, de l’Irrigation et des Equipements agricoles / Ph.Kouago / ATPE
Le gouvernement du Tchad, avec l’appui technique de la FAO, a organisé un atelier de validation du rapport de la revue biennale 2017-2018, à l’hôtel Radisson Blu de N’Djamena. C’est la ministre de la Production, de l’Irrigation et des Equipements agricoles, Lydie Beassemda, qui a ouvert les travaux.

Le rapport sur la revue biennale 2017-2018 du Tchad s’inscrit dans le cadre des engagements pris dans la déclaration de Malabo de 2014. L’enjeu de celui-ci est de transformer l’agriculture en Afrique pour une prospérité partagée et de meilleures conditions de vie, grâce à l’exploitation des opportunités de croissance inclusive et de développement durable. Pour ce faire, le Tchad, avec l’appui de ses partenaires a mobilisé des ressources considérables, et il est à noter aujourd’hui des avancées dans plusieurs domaines, malgré la persistance de la crise économique actuelle.  

Selon Mahamat Sorto, chargé de programme au bureau de la FAO au Tchad, l’élaboration de la revue biennale est devenue au niveau de l’Union africaine un exercice qui s’exécute tous les deux ans au cours des sessions de l’Assemblée générale de l’UA et dont l’objectif est de mettre en place une plateforme mutuelle et un examen par les pairs permettant l’amélioration de la performance de l’agriculture. La première revue étant faite en 2018, la seconde aura lieu en 2020 à la session de l’UA de janvier 2020. « C’est donc pour préparer cette revue que le présent rapport est élaboré. Il est attendu à travers ce rapport le renseignement de 48 indicateurs pour suivre l’engagement du Tchad. Parmi les indicateurs les plus importants à renseigner on peut citer la part des dépenses publiques consacrées à l’agriculture dans les dépenses publiques totales ; les investissements directs privés étrangers dans l’agriculture ; les politiques axées sur des données probantes des institutions d’appui et des ressources humaines adéquates ; l’indice de capacité des statistiques agricoles, etc. », a-t-il expliqué.

Selon la ministre de la Production, de l’Irrigation et des Equipements agricoles, Lydie Beassemda, le Tchad et ses partenaires ont consenti d’énormes efforts dans le financement du secteur rural, considéré par les hautes autorités comme secteur moteur de la croissance, de création d’emplois et de lutte contre la faim et la pauvreté. « De notre score de 2018 à savoir le renseignement de 17 sur les 43, il nous faut à présent faire mieux et présenter un rapport qui témoigne de la volonté de notre pays d’investir dans le secteur agricole pour éliminer la faim et réduire la pauvreté » a-t-elle déclaré. Elle a invité les participants à apporter les inputs complémentaires nécessaires pour que les 48 indicateurs soient totalement renseignés avant leur transmission, le 30 juin 2019, délai de limite pour  tous les pays membres de la CEEAC et partant, tous les pays de l’Union africaine.

Rondouba Brillant

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