Covid-19 : Les citoyens se prononcent sur l’allègement des mesures restrictives

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Après les décrets du 31 décembre 2020 et du 07 janvier 2021 relatifs au confinement de ville de N’Djaména, un autre du 13 janvier 2021 vient  alléger certaines dispositions, sous réserves du respect strict des mesures barrières et de la distanciation sociale.

Les allègements concernent entre autres la réouverture des établissements scolaires et universitaires, des lieux de culte, des étals, commerces et les grands marchés, les aéroports. Les transports en commun urbains sont aussi autorisés ainsi que la réouverture des bars et restaurants, avec vente à emporter. Le couvre-feu est instauré dans la ville de N’Djamena à partir de 20 heures jusqu’à 5 heures du matin.

Au vu de ces allègements, l’Agence Tchadienne de Presse et d’Edition (ATPE) a tendu son micro pour avoir les points de la population et leurs attentes.

Madjadoum Alain, Prédicateur : « C’est normal que l’Etat confine sa population »

Le confinement n’est pas un mal en soi. Il est dû à cette maladie qui sévit à travers le monde.  C’est normal que l’Etat confine sa population car c’est un problème de santé publique.  En outre, je lance un appel au gouvernement sur les manières de prendre des décisions. Il doit préparer et informer la population avant la mise en application de ces décisions qui d’ailleurs concourent au bien-être de tous.  A mon avis, fermer les marchés, les écoles et en particulier les lieux des cultes c’est fermer Dieu. Alors c’est en ce moment précis qu’on a besoin de l’appui spirituel pour l’atténuation de la situation.

 DAGNOKO  Issa, Couturier : « Le gouvernement a écouté les cris de la population »

Je ne suis pas contre les décisions du gouvernement. Mais ce qui me déplait, ses décisions sont prises d’une manière rapide. Aujourd’hui c’est une joie pour moi et pour toute la population. Au moins le gouvernement a écouté les cris de la population. Nous vivons au jour le jour,  et bloquer nos activités c’était très difficile mais Dieu merci avec le dernier décret du 13 janvier nous allons vaquer nos activités.

Djimbaye Rodolphe, lycéen : « Mon problème se situe au niveau de l’éducation »

La levée de certaines mesures n’est pas une solution mais la solution idoine est de chercher de moyens appropriés pour venir en aide d’une manière ou d’une autre à la population. En tant que jeune, mon problème se situe au niveau de l’éducation. Je lance un vibrant appel au Chef de l’Etat de revoir la situation des travailleurs tchadiens et en particuliers les enseignants  pour la reprise effective des cours car l’avenir de la jeunesse dépendra d’eux.

Memadji Rose, détentrice d’un débit de boisson : « Grande est ma joie »

Grande est ma joie en ce qui concerne la levée de certaines de ces mesures qui nous ont empêché de faire nos activités commerciales. Le Gouvernement doit savoir également que certaines familles vivent des activités génératrices de revenus et certaines décisions doivent être prises avec précautions.

Hugo Ngartoité

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