Commune de N’Djamena : le Maréchal du Tchad dénonce la mauvaise gestion par les maires

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L’urbanisation, l’assainissement et la gestion des inondations dans la capitale du Tchad ne répondent pas aux attentes, au vu des investissements consentis. Tout en fustigeant cela, le Maréchal du Tchad a donné des orientations pour des solutions idoines, le 20 février dernier.

Le chef de l’Etat, Idriss Deby Itno, a sur le sujet de l’urbanisation rappelé samedi que l’occupation des espaces dans les quartiers périphériques de N’Djaména se fait de manière anarchique et qu’il faut y remédier. « Qui est responsables de cela ? Aujourd’hui à N’Djamena il n’y a aucun espace appartenant à l’Etat. Tout a été distribué. Il n’y a même pas de l’espace pour donner de l’oxygène aux quartiers ». Le ministère en charge de l’urbanisme a fait, selon lui, un excellent travail pour l’aménagement de la ville de N’Djamena. « Il appartient aux ministres de retranscrire le cadastre de la ville sur ce schéma pour nous permettre d’avoir une meilleure visibilité sur le foncier de N’Djaména. Je demande à ce que les espaces verts, les aires de jeu, les espaces destinés aux édifices publics soient rendus à l’Etat ». Pour faire face aux inondations comme celles de l’année dernière, le Maréchal du Tchad a annoncé la construction de 10 canaux dont deux avant la saison des pluies à venir

« Il y a urgence à mettre fin à l’insalubrité dans la capitale »

Le Maréchal du Tchad Idriss Deby Itno s’est également exprimé sur l’assainissement de la ville de N’Djaména. Selon lui,  le gouvernement a beaucoup investi mais le tableau est peu reluisant. Il a rappelé l’investissement de plus de quinze milliards de FCFA pour l’acquisition de matériels qu’on appelait en son temps N’Djaména Nadif. « Tout est parti ! il n’y a plus rien. Il y a urgence à mettre fin à l’insalubrité dans la capitale. J’appelle à une mobilisation générale pour forger l’image de notre capitale. En un mot une N’Djaména avec zéro déchet. Cela est possible et à notre portée. En un mandat nous avons changé 7 maires de la ville de N’Djaména. C’est la mauvaise gestion. Tout est dans la poche. Les populations ne contribuent pas pour nourrir quelqu’un, une famille, un homme ou une femme. Mais pour avoir une ville propre, une ville sans déchet, une ville où les caniveaux sont curés » relate Idriss Déby Itno. Avec la décentralisation, l’Etat se retire de la gestion locale, soutient-il. Le chef de l’Etat a donné trois instructions capitales : « Une plus grande transparence dans la gestion des budgets communaux, une meilleure répartition des tâches entre la commune de N’Djaména, les maires d’arrondissements et les délégués d’arrondissements ».

Badoum Oumandé Henri

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