Santé publique au Tchad : « Il y a des avancées significatives », CESAM

Le cercle de réflexion stratégique d’appui à la réélection du Maréchal (CESAM), a organisé, le vendredi 02 avril 2021,  sa  4ème  conférence-débat sous le thème : » la Santé publique et la Solidarité nationale » à  l’hôtel Radisson Blu.

La conférence-débat est animée  par d’éminentes personnalités dans le secteur de la santé publique. Le directeur général du ministère de la Santé publique et de la Solidarité nationale, Dr Ismaël Barh Bachar a présenté son exposé sur l’état des lieux de la Santé publique. Selon lui, ces dernières années, l’État a fourni tant  d’efforts  pour améliorer ce secteur. En terme d’infrastructures,  il y a des avancées significatives, « nous sommes passés de 600 centres de santé en 2003 à 1 605 centres, 7 grands hôpitaux et 126 districts sur l’ensemble du territoire national, entre autres » dit-il. En ce qui concerne les contraintes, il a indiqué que  les difficultés socioéconomiques que traversent les Tchadiens, avec leur mode de vie, la santé  des personnes âgées n’est pas reluisante.

A propos des défis, Dr Ismaël Barh Bachar a fait comprendre qu’il y a une nette amélioration dans le domaine de la mortalité infantile. Néanmoins, a-t-il précisé, il y a un autre défi à relever dans le domaine de la sensibilisation communautaire, la lutte contre le paludisme avec des nouvelles méthodes de traitement et le contrôle des maladies chroniques.

Mahamat Louani Goadi, spécialiste en développement humain a articulé sa communication sur le constat dans le système sanitaire. Selon lui, le Tchad possède des ressources importantes pouvant améliorer les conditions de santé de la population. « Mais, la politique de santé menée par le ministère en charge de la santé n’a pas atteint les résultats attendus », a-t-il poursuivi. Ce problème dit-il, peut s’expliquer par le manque de formation du personnel de qualité, le manque de gouvernance dans les services, la négligence des services d’hygiène sanitaires, le système d’évacuation sanitaire peu développé, l’absence notoire de collaboration intersectorielle ainsi que la non implication des communautés dans la gestion sanitaire.

Le 3ème intervenant, le directeur général technique de la pharmacie, du médicament et des laboratoires dudit ministère, Dr Al-Sadick Haroun Abdallah a déroulé sa présentation sur le rôle et l’importance de médicaments dans le système sanitaire. Pour lui, il n’y a pas de soins sans médicaments de qualité. Ainsi, il a rappelé qu’au Tchad, dans les années 60, c’est la Pharmat qui détenait le monopole de fabrication de médicaments jusqu’à 1993.  Et donc, avec l’avènement de la dévaluation du Francs CFA, le gouvernement n’a pas pris en charge le secteur privé. C’est  pourquoi, explique Dr Al-Sadik Haroun Abdallah,  l’État a décidé de privatiser  le secteur privé et  mettre en place la Centrale pharmaceutique d’achat (CPA), qui se charge du secteur public jusqu’à présent. Parlant  d’approvisionnement des produits, il a indiqué que le Tchad est un pays enclavé et l’importation des médicaments lui coûte extrêmement cher.

Ndomadji Ndodegue

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