Province du Mayo-Kebbi Ouest : « Le phénomène d’enlèvements est sous contrôle »

Après  le déroulement de la campagne pour l’élection présidentielle d’avril 2021, notre reporter qui a accompagné l’un des candidats dans la province du Mayo-Kebbi Ouest s’est prêté dans un jeu de questions-réponses avec le gouverneur de ladite province, Hassan Saline. Une interview qui est axée sur le développement de cette partie du pays ainsi que la situation sécuritaire.

Quelles sont selon vous les forces et les faiblesses de la province du Mayo-Kebbi Ouest ?

En termes de faiblesses, c’est le problème de l’insécurité. Mais depuis que nous sommes arrivé à la tête de cette province, Dieu merci avec l’aide du Maréchal Idriss Déby Itno qui à déployé un dispositif militaire dissuasif nous avions pu dégager les malfrats. Il faut retenir que ces malfrats sont venus d’ailleurs pour opérer dans la localité. Nous aussi, nous n’avons pas baissé les bras. L’enlèvement qu’il y a eu en février dernier est le seul cas jusqu’à présent. Nous avions poursuivi les auteurs avec des tirs qui ont coûté des vies humaines dans leur camp, abandonnant ainsi les otages. Après cela, il y a eu d’autres tentatives mais qui se sont soldées par un échec. En ce moment, nous avons positionné nos forces de défense dans les endroits sensibles de telle sorte que s’il y a un enlèvement, ce serait difficile que les malfrats s’en sortent. A notre arrivée à la tête de la province, pendant deux mois durant, nous avions tenu de réunions avec toutes les corporations notamment le comité de vigilance et celui des sages. Nous les avions fusionnés en comité de veille pour nous donner des informations. C’est pourquoi dernièrement, quand il y a eu un enlèvement, ils nous ont saisis, donnant ainsi les itinéraires qui ont permis à nos équipes de les localiser et des les neutraliser.

Comment se développe de la province du Mayo-Kebbi Ouest ?

A partir du moment où le dispositif sécuritaire est mis en place avec une accalmie totale, on peut parler de développement de la province. Pour cela, il faut retenir que le premier facteur de développement, c’est la route. Le Maréchal a déjà donné son aval et l’équipe de Satom est à pied d’œuvre pour l’exécution de certains projets de la province. Il s’agit notamment du tronçon Pala-Léré-Binder à bitumer et d’autres infrastructures telles que l’université de Pala qui est également en construction. Il y a aussi l’hôpital provincial où les équipements sont déjà disponibles et il ne reste que des corrections à faire sur les travaux. Il y a bien d’autres projets qui sont en cours d’exécution et surtout pour la gestion des ressources naturelles que regorge la province. Il y a de réserves qui ont fait l’objet de la mise en place d’une coordination qui veille à son exécution pour permettre à cette province de se développer. Nous avons déjà gagné en termes de sécurité donc il ne reste que le développement proprement dit.

Peut-on dire en ce moment, Monsieur le gouverneur, que le phénomène des enlèvements contre rançon n’est que triste souvenir pour permettre le développement dont vous parlez ?

Nous souhaitons que ce soit cela. Depuis que le dernier enlèvement a été un échec, il n’y a eu plus rien. C’est une accalmie, que nous pensons, sera définitive mais nous restons vigilants. Par exemple, pour les élections du 11 avril, nous nous sommes organisés en trois équipes à bord de plus d’une dizaine de véhicules pour  assurer la sécurité de la population. Heureusement, il n’y a pas eu d’incident et les élections se sont déroulées dans le calme et la sérénité.

Votre dernier mot

Une chose, nous sommes à la veille du mois de ramadan, un autre grand événement pour les fidèles musulmans du monde en général et ceux du Tchad en particulier, nous souhaitons que ce moment soit passé dans des conditions favorables et souhaitables en termes de paix, de sécurité et de tranquillité. Car, c’est un moment saint donc qu’Allah le Tout Puissant, le Miséricordieux soit avec tous.

Interview réalisée par Napoléon Ngaoundi

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