Tchad : Le CSAPR propose un dialogue inclusif pour une paix durable et une cohabitation pacifique

Le Comité de suivi de l’appel à la paix et à la réconciliation nationale (CSAPR) a organisé au CEFOD, le mercredi 28 avril 2021, une journée de mobilisation et de réflexion pour une sortie honorable de l’impasse politique au Tchad. C’est pour exprimer sa préoccupation face à la situation politique suite à la disparition brutale du maréchal du Tchad, Idriss Deby Itno.

Pour les organisateurs, en vue de participer et contribuer activement et efficacement à une transition démocratique au Tchad, il faut impliquer les différentes organisations de la société civile dans la gestion de la crise actuelle. Pour ce faire, ils proposent la mise en place d’une transition civile suivie de l’adoption d’une nouvelle charte de transition, la désignation d’une forte personnalité neutre consensuelle pour diriger  la transition et l’organisation d’un dialogue inclusif,  ouvert à toutes les sensibilités pour discuter des problèmes qui préoccupent les tchadiens. Dans le souci de la réussite de cette transition démocratique, ils recommandent la désignation d’un médiateur international sur la crise sous les auspices des Nations-Unies et de l’Union Africaine. En sus, les membres du CSAPR appellent la communauté internationale à accompagner le processus de cette transition démocratique.  

Aux différents participants à cette journée, les organisateurs leur proposent de s’engager à participer activement à la réussite de cette  transition en mettant en place un observatoire citoyen de la transition et un groupe de plaidoyer tout en œuvrant de façon permanente pour la consolidation de la paix, de l’unité et de la cohabitation pacifique.  Ils demandent un cesser le feu immédiat entre les différents groupes rebelles et l’armée régulière afin de s’engager dans un processus de réconciliation nationale.

S’agissant des différentes manifestations pacifiques contre le Conseil militaire de transition, la prise du pouvoir le 20 avril 2021 par les militaires, les organisateurs de la journée dénoncent la répression exercée sur les manifestants et demandent l’ouverture d’une enquête indépendante contre les acteurs, les commanditaires et les complices pour situer les responsabilités et mettre en place un mécanisme de réparations des victimes.

Blaise Djimadoum Ngarngoune

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