« Il y a de l’engouement autour du reggae »

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Le festival de musique intitulé « Afro’On, Afrique Fusion et Reggae sur N’Djam » s’est tenu du 9 au 12 mai 2018 à N’Djaména. Il s’agit d’une première action artistique dédiée au reggae au Tchad.

Afro’On est une manifestation artistique et culturelle annuelle créée à l’initiative d’artistes, de journalistes, d’animateurs culturels et de mélomanes dont le but est le développement des musiques tchadiennes de recherches, de niches et notamment des musiques reggae et assimilées. Ainsi, le festival met en œuvre ses activités dans le cadre juridique d’une association à but non lucratif éponyme en création. L’idée de sa mise en place, germée en 2013 se concrétise cette année et se veut un forum médiatique de réflexion pour la structuration et la promotion des musiques reggae et musiques assimilées. « Nous voulons à travers celui-ci, célébrer la mémoire de Bob Marley, pionnier du reggae », informe le directeur artistique d’Afro’On, Guévara Radjil Fal.

L’événement a vu la participation des têtes d’affiche du Cameroun, de la France et du Tchad. Du 9 au 11 mai 2018,le festival s’est tenu à l’espace Talino Manu, avec l’installation d’un village artistique. Le 11 mai, jour de la commémoration du décès de Bob Marley, un concert super 11 mai a été organisé en partenariat avec Jérusalem Corporation et Afro’On. Le 12 mai au Novotel, s’est tenu le concert de clôture du festival. Entre les concerts, la foire, les rencontres professionnelles, les productions des émissions radiophoniques interactives et des publications écrites, le programme du festival s’est étendu à l’organisation des ateliers en sons et lumière, en percussions et écriture des textes musicaux.

« Nous savons que la production musicale tchadienne s’enrichit de plus belle ces dernières années. Il faut écouter les radios pour s’en convaincre, notre musique s’est littéralement explosée, tant qualitativement que quantitativement », souligne Guévara Radjil Fal. Pour lui, à travers ce développement phénoménal et l’euphorie de l’ère nouvelle, le moment est venu de faire preuve de perspicacité, quant au maintien d’une progression maitrisée du point de vue de la production que de la diffusion des œuvres musicales tchadiennes. « Et nous voulons en être des dépositaires, conservateurs et des promoteurs pour avoir des bénéfices moraux, immatériels, tels la citoyenneté, le patriotisme et le rayonnement culturel de notre pays », ajoute le reggaeman tchadien.

Faisant le compte rendu du Festival Afro’On, Guévara Radjil Fal dit : « J’éprouve un sentiment de satisfaction parce que cette première édition est une réussite ». Selon lui, le public a répondu présent à tous les rendez-vous et tout s’est bien passé. « Il y a vraiment de l’engouement autour de la chose reggae et je pense que c’est une aventure qui va se poursuivre l’année prochaine et on espère que  cela va se pérenniser », conclut-il.

Rondouba Brillant

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