Grève au Tchad : La plateforme durcit le ton malgré la volonté du gouvernement

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Depuis la crise sociale qui frappe l’administration toute entière, la plateforme revendicative durcit sa position. Ce lundi 18 janvier 2021, le constat sur le terrain fait état d’un arrêt total des activités, hormis la présence de quelques responsables des établissements scolaires. Et ce, malgré l’appel du gouvernement à la reprise des cours.

De l’Ecole du Centre au Lycée Féminin bilingue en passant par le Collège d’enseignement général La Concorde et le Lycée Félix Eboué sans oublier le Lycée Technique Commercial, les portes sont hermétiquement fermées. Quelques enseignants rencontrés devant certains établissements disent qu’ils ne sont pas prêts à reprendre le travail s’il n’y a aucune réponse concrète à leur revendication.
Selon le porte-parole de la plateforme, Barka Michel, c’est l’expression d’un ras-le-bol face au non-respect de certains points de l’accord par le gouvernement. Cet accord a prévu la levée de toutes les mesures : frais de déplacement, arriérés de 2017, reclassements, avancements, entre autres. Malheureusement, le gouvernement, après avoir levé les Augmentations générales spécifiques (AGS), n’a plus bougé. « C’est pourquoi, à ce jour, il n’est plus question de céder ni d’obtempérer face à la crise ».

Le lycée féminin d’Am-riguebé vide d’élèves et d’enseignants/Ph ATPE

Par la même occasion, la plateforme syndicale annonce des actions à venir à l’effet de faire bouger les choses jusqu’à satisfaction totale. Selon le porte-parole, Barka Michel, les travailleurs sont très fâchés.

Pour Teou Koqui Solo, chargé de cours de philosophie et chef de département philosophie au Lycée Félix Eboué littéraire, dès que le gouvernement verse le dû des fonctionnaires, le travail reprend aussitôt. « Pas de négociation », conclut Barka Michel.

Pourtant, le gouvernement dans le souci d’arriver à un dénouement de la situation, multiplie des rencontres avec les partenaires sociaux impliqués. C’est le cas de la dernière rencontre en date du 12 décembre 2021 au cabinet du ministre de la Fonction publique. De cette rencontre qui a regroupé tous les acteurs impliqués, il resortait que les parties en négociation se sont entendus pour une sortie de crise. Le gouvernement a rassuré ses partenaires qu’un travail de titan est entrain d’être fait pour que le dégel des effets financiers des avancements et reclassements soit effectif en janvier 2021, pour les agents dont les actes sont recensés, vérifiés et traités.

Napoléon Ngaoundi

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