Drépanocytose : Journée d’information des députés sur les conséquences de la maladie

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Le Réseau pour la population et le développement (REPOD), en partenariat avec l’association Elan de l’espoir, a organisé mardi, une journée d’information et de sensibilisation sur la drépanocytose à l’endroit des parlementaires. L’événement a été présidé au Palais de la démocratie par le 4ème vice-président de l’Assemblée nationale, Tchari Madi Maïna.

C’est dans le souci de susciter une prise de conscience générale au Tchad sur le danger que représente la Drepanocytose qu’une journée d’information et de sensibilisation des parlementaires a été initiée ce 16 février 2021. Le point focal chargé des formations et séminaires à l’Assemblée nationale, Dr Jacques Laouhingamaye, relève que la drépanocytose est une maladie génétique et héréditaire résultant d’une mutation sur le jeune. Cette mutation, selon lui, a pour principale conséquence le retard du développement de l’enfant. Sa prédisposition est due aux infections bactérielles et une anémie hémolytique. Cette maladie, ajoute le point focal, fait de ravages dans de nombreuses familles tchadiennes. Le député Jacques Laouhingamaye a saisi l’opportunité pour remercier l’association Elan de l’espoir pour éclairer la représentation nationale sur cette terrible maladie.

De son côté, le président du Réseau pour la population et le développement, le député Issa Mardo Djabir, souligne que le choix d’organiser cette journée d’information sur la drépanocytose résulte de la ferme volonté des autorités de l’Assemblée nationale, qui se préoccupent toujours de la santé du couple mère-enfant. Selon lui, la méconnaissance de la drépanocytose a obligé l’OMS à mener une étude en 2020. Cette étude relève qu’à l’horizon 2030, la maladie fera un 1 milliard de victimes dans le monde dont 300 000 enfants de 0 à 5 ans en Afrique Subsaharienne perdront la vie. Le président du REPOD invite la population en général et celle du monde rural en particulier à relayer les informations auprès des femmes porteuses de vie ou enceintes afin qu’elles fréquentent régulièrement les structures sanitaires pour une prise en charge adéquate.

Pour la présidente de l’association Elan de l’espoir, Mme Saboura Dounia Kagne, le contexte tchadien est très difficile, la drépanocytose est une maladie qui existe depuis la nuit de temps et a été toujours cachée, car les gens avaient honte d’en parler comme c’est une maladie du sang. Raison pour laquelle, son organisation contribue à travers les vecteurs de l’information, de communication et de l’éducation pour une large diffusion sur la maladie. Mme Saboura Dounia Kagne de poursuivre que l’objectif de cette journée est de faire l ‘écho sur les difficultés que rencontrent les malades et leurs familles dans leur vie quotidienne et les responsabilités auxquelles les institutions internationales sont soumises.

Le 4ème vice-président de l’Assemblée nationale, Tchari Madi Maïna, rappelle que la précarité socioéconomique des parents constitue un facteur considérable de risque et d’aggravation de la drépanocytose dans certaines familles qui, à cause de paupérisation, sont dans l’incapacité de se procurer des médicaments nécessaires dont les coûts sont assez prohibitifs. Tchari Madi Maïna exprime enfin sa profonde gratitude à l’association Elan de l’espoir et à l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui se sont engagés aux côtés du gouvernement afin de soutenir et d’appuyer cette politique d’information, de sensibilisation et de communication sur la maladie.

Ndomadji Ndodegue

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