Tchad : Le vivre ensemble, leitmotiv du développement

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Le Maréchal du Tchad Idriss Déby Itno a bouclé sa tournée dans le Tchad profond, entamée le 05 novembre 2020, par la cité capitale, N’Djamena. Il a rencontré à cet effet toutes les sensibilités socio-professionnelles le samedi 20 février 2021 au Palais du 15 Janvier. Le chef de l’Etat a abordé les questions du développement de la capitale avec pour maitre mot le vive ensemble.

Du Palais présidentiel au palais du 15 janvier, les N’Djamenois ont répondu à l’appel des autorités. Ils sont sortis tout le long du trajet pour accueillir le chef de l’Etat. Dans la salle de conférence du Palais du 15 janvier, les députés, les maires les chefs traditionnels et religieux, les représentants des partis politiques attendent le message du  Maréchal du Tchad. Le délégué du gouvernement auprès de la commune de N’Djaména, Adoum Forteye en souhaitant la bienvenue au chef de l’Etat, a relevé des avancées dans la capitale en termes d’infrastructures, de sécurité, entre autres. Cependant, il a relevé qu’au vu de sa croissance démographique et de son extension, la cité capitale a besoin d’autres infrastructures sanitaires, éducatives, sportives et de loisir. Adoum Forteye a également plaidé pour la construction d’un centre d’accueil pour les personnes vulnérables et les enfants en situation difficile.

Le vivre ensemble, base du développement

Le Maréchal du Tchad Idriss Déby Itno a d’abord situé que sa tournée lui a permis de s’entretenir avec ses compatriotes sur quelques préoccupations majeures de l’heure et de recueillir leurs légitimes attentes auxquelles il faut répondre dans la limite des ressources disponibles. Pour ce faire, il a mis un accent particulier sur le vivre ensemble qui doit constituer le socle de tous les projets de développement.

« Le vivre ensemble est mis en péril par des fléaux sociopolitiques dans nos provinces. Morts d’hommes on en a connu, des déchirures on en a connu malheureusement. Il est inconcevable d’envisager une nation forte et prospère sans une union des filles et des fils du pays. C’est pourquoi j’ai fait de la cohésion sociale une de mes préoccupations majeures. Dorénavant, nos messages et actions doivent aller vers le brassage des populations pour casser la culture du communautarisme et créer une nation forte. Nous devons construire une union sacrée des filles et fils du Tchad. L’intérêt supérieur de la nation doit nous rassembler en dépit de nos divergences idéologiques et politiques. Le dialogue interreligieux qui est un modèle de nos élites doit être une réalité à la base » a déclaré Idriss Déby Itno

Assurer la sécurité des Tchadiens

Le chef de l’Etat, Idriss Deby Itno, en abordant la question du maintien de l’ordre et de la sécurité qui doit sous-tendre le vivre ensemble, a appelé les forces de défense et de sécurité à plus de vigilance. « On note ces derniers mois, une amélioration de la situation sécuritaire à N’Djaména grâce à la vigilance des forces de défense et de sécurité ». Néanmoins, certains phénomènes sécuritaires tels que le vol des engins, le cambriolage des domiciles subsistent dans la capitale, a fait savoir le chef de l’Etat. Il demandé aux forces de défense et de sécurité de redoubler de vigilance et aller dans les profondeurs des quartiers et non restées dans les ronds-points. « Je répète, je ne veux plus voir les forces de l’ordre dans les ronds-points » martèle-t-il.

Sur la question de la détention des armes de guerre par les civils à N’Djaména, Idriss Deby Itno, a insisté sur l’application de la loi par la justice. « Il faut que les Tchadiens soient convaincus que leur sécurité c’est l’affaire des forces de défense et de sécurité. A quel dessein, un civil porte une arme de guerre chez lui ? J’ordonne aux forces de l’ordre de me récupérer toutes ces armes. Je crois qu’il y a des lois dans ce pays. Le fait de récupérer une arme et de laisser la personne partir, ça encourage. Le moment est venu pour que la justice fasse son travail. Il y a des lois qui interdisent le port d’arme. Elles doivent être appliquées à la lettre ».

Badoum Oumandé Henri

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