L’imam Idriss Makine a consacré son sermon de ce vendredi 25 septembre 2026 à l’importance de multiplier les bonnes œuvres et de saisir les occasions que la vie offre au croyant. Devant les fidèles réunis à la mosquée Alchouda, l’imam a ouvert son sermon par des louanges à Allah, des invocations et des prières sur le Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui), avant d’appeler les croyants à renforcer leur piété et à se préparer à l’au-delà.
Au cœur de son message : ne pas remettre à demain les bonnes actions. Pour l’imam Idriss Makine, la foi doit se traduire par des actes concrets à travers l’adoration, l’entraide, la bienveillance, la justice et le soutien aux personnes dans le besoin.
S’appuyant sur l’enseignement prophétique invitant à profiter de « cinq choses avant cinq autres », Idriss Makine a rappelé l’importance de tirer parti de la jeunesse avant la vieillesse, de la santé avant la maladie, du temps libre avant l’occupation, de la richesse avant la pauvreté et de la vie avant la mort.
Il a particulièrement insisté sur la valeur du temps et de la santé. Lorsque ces deux ressources sont disponibles, le croyant dispose d’une précieuse opportunité pour accomplir des œuvres utiles et se rapprocher d’Allah. Mais lorsque surviennent la maladie, les difficultés financières ou les occupations, ces possibilités peuvent se réduire.
« Faites le bien comme Allah vous a fait du bien »
L’homme de Dieu a également appelé les fidèles à faire preuve de bienveillance envers leur prochain et à ne pas être avares de bonnes actions. « Faites le bien comme Allah vous a fait du bien », a-t-il rappelé, invitant chacun à transformer les bienfaits reçus en actes de solidarité et de générosité.
Le sermon a également abordé la situation des enfants talibés consacrés à l’apprentissage du Saint Coran. L’imam a interpellé les fidèles sur la nécessité de mettre fin à une situation dans laquelle certains de ces enfants se retrouvent contraints de quémander pour se nourrir ou satisfaire leurs besoins essentiels.
Pour lui, ces enfants doivent avant tout être considérés comme des élèves qui méritent d’être protégés, hébergés, nourris et correctement encadrés. Leur engagement dans l’apprentissage du Coran ne devrait pas les condamner à l’errance ou à la mendicité.
L’appel lancé par l’imam est celui d’une organisation collective. Mosquées, responsables religieux, familles et fidèles sont invités à réfléchir à des mécanismes permettant d’assurer aux enfants talibés des conditions de vie dignes. Selon lui si chaque mosquée s’organise pour héberger, nourrir et encadrer les enfants qui viennent y étudier, ceux-ci ne devraient plus être contraints de mendier.
À la mosquée Alchouda, le rappel religieux s’est transformé en un appel concret à faire de la solidarité non seulement une parole, mais aussi une organisation et une responsabilité partagée.
Hassaballah Ahmat Khamis









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