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Tchad

Excision : 250 anciennes exciseuses formées pour tourner la page

Le ministère de la Femme et de la Petite Enfance a lancé, ce lundi 28 septembre 2026, un atelier de formation destiné à 250 anciennes exciseuses dans le cadre de leur reconversion professionnelle. L’initiative, mise en œuvre avec l’appui du projet SWEDD+, vise à leur offrir des alternatives économiques durables afin de favoriser l’abandon définitif des mutilations génitales féminines. La cérémonie de lancement, organisée à la Maison nationale de la Femme, s’est déroulée en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, Naïr Abakar, et de la secrétaire d’État à la Justice, Aminatou Bello.

La ministre d’État, ministre de la Femme et de la Petite Enfance, Kitoko Gata Ngoulou a insisté sur la nécessité d’agir à la fois sur les normes sociales et sur les conditions économiques qui peuvent contribuer au maintien de certaines pratiques traditionnelles.

Elle a rappelé que les mutilations génitales féminines constituent une atteinte à l’intégrité physique des filles et des femmes et peuvent avoir des conséquences sur leur santé sexuelle et reproductive, leur bien-être psychologique et leur vie sociale.

Selon les données présentées, la prévalence des mutilations génitales féminines au Tchad est estimée à 34,1 %. La persistance de cette pratique s’expliquerait notamment par des facteurs socioculturels et économiques, ainsi que par les vulnérabilités liées à certaines crises humanitaires. La ministre d’État a souligné que le gouvernement a renforcé son dispositif de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, notamment à travers la feuille de route de lutte contre les mutilations génitales féminines et l’ordonnance n°003/PR/2025 du 21 janvier 2025 portant prévention et répression des violences à l’égard des femmes et des filles.

La formation concerne 250 anciennes exciseuses identifiées dans six provinces : Batha, Guéra, Mandoul, Ouaddaï, Salamat et Tandjilé. Deux sessions sont prévues. La première réunit 120 participantes venues du Guéra, du Mandoul et de la Tandjilé. La seconde concernera celles du Batha, de l’Ouaddaï et du Salamat.

Durant six jours, les participantes sont formées à l’agroécologie et aux techniques pratiques nécessaires à la mise en place d’activités génératrices de revenus. Des modules portent également sur la gestion d’une activité, la gestion financière, les droits des femmes, les violences basées sur le genre, les conséquences des mutilations génitales féminines et le leadership communautaire.

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