À l’occasion du 28ème dimanche du temps ordinaire, le 11 octobre 2026, la communauté catholique de la paroisse Saint François d’Assise de Gassi s’est rassemblée autour de la liturgie de la parole. Les textes du jour, traversés par le message d’Ésaïe 25: 6-10, l’évangile des noces et l’épître de Saint Paul adressé aux Philippiens 4: 12-20, convergent vers une même invitation : accueillir le salut offert par Dieu et lui rester fidèle à travers toutes les épreuves de la vie.
À la célébration liturgique, le père Beaufort Yabendji, vicaire de la paroisse Saint François d’Assise de Gassi, a livré une réflexion profonde sur la portée de son message pour la vie quotidienne des fidèles. Abordant le sens du festin divin évoqué dans les Écritures, le vicaire rappelle que l’invitation du Seigneur exige une transformation intérieure radicale.
Pour prendre place à cette table du Seigneur, le chrétien doit accomplir une véritable démarche de conversion spirituelle. « Pour être à la table du Seigneur, nous devons revêtir l’habit de l’humilité d’abord, l’habit du pardon », souligne-t-il. Dans un contexte social souvent marqué par des tensions, cette exigence de miséricorde devient un devoir concret au quotidien. Le témoignage de foi ne peut se limiter à des discours ou à des apparitions dominicales. Il doit se traduire par des actes fraternels et un accueil sincère de son prochain.
Sur la réalité des priorités qui occupent l’esprit de l’homme contemporain, le vicaire invite chacun à un examen de conscience lucide. La recherche matérielle, les ambitions personnelles et les distractions des réseaux sociaux occultent fréquemment l’essentiel. « Le souci de l’argent, le souci de la réussite peuvent occuper la place de Dieu. Dieu peut être mis au second rang, mis de côté, mis dans le placard. Alors, chacun est appelé à faire la relecture de sa relation avec Dieu pour replacer Dieu à la première place », avertit le père Beaufort Yabendji.
Le vicaire met particulièrement en garde la jeunesse face aux illusions et aux chemins faciles prônés par la société moderne. La tentation de chercher des solutions auprès de puissances éphémères ou de raccourcis illusoires égare souvent la conscience des fidèles. Face à ces dérivations, il rappelle la nature intemporelle et immuable du Créateur face à la condition humaine. « Ce marabout va mourir avant toi, mais Dieu demeure toujours. L’homme est mortel, mais la parole de Dieu est immortelle. Dieu existe, Dieu est là », affirme-t-il avec conviction.
La relation personnelle avec le Seigneur
Le message évangélique interpelle ainsi chacun sur la qualité de sa relation personnelle avec le Seigneur. Les soucis du monde, les occupations de la vie quotidienne ou les prétextes divers éloignent les croyants de leur engagement initial. Pourtant, l’épreuve financière, le chômage ou les difficultés familiales ne doivent pas ébranler la foi. Saint Paul rappelle que la grâce divine offre la force nécessaire pour traverser les moments d’abondance comme les périodes de privation.
La vraie générosité chrétienne ne réside pas dans l’ostentation ou la recherche de reconnaissance sociale, mais dans un don de soi sincère et désintéressé, ancré dans l’amour du prochain. L’appel du vicaire résonne comme un rappel pressant à remettre l’Évangile au cœur de l’existence : « Si nous remettons Dieu à la première place, je crois qu’il fera de nous de bons témoins de son amour. »
Ce rendez-vous dominical à la paroisse Saint François d’Assise ne s’achève pas au seuil de l’église, mais interpelle chaque fidèle sur la réalité de ses engagements au quotidien. Face aux mirages d’un monde axé sur l’immédiateté et l’envie d’avoir les biens de ce monde, la véritable richesse ne réside pas dans ce que l’on exhibe, mais dans la sincérité du cœur et la capacité à s’ouvrir aux autres. En plaçant l’humilité et le pardon au-dessus des ambitions éphémères, chacun est invité à transformer sa foi en un acte de vie concret. Car c’est le seul garant d’une espérance durable au milieu des tempêtes de l’existence.
Streve Dinguemtog












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