Le rideau est tombé, le dimanche 16 août 2026, sur la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026, riche en émotions, surprises et en renversements. Au terme de la compétition disputée au Maroc, le Cameroun a décroché le titre continental en dominant le Malawi 3 à 0, tandis que l’Algérie a créé la sensation en s’adjugeant la médaille de bronze face au pays hôte, le Maroc, au terme d’une interminable séance de tirs au but.
Au stade Moulay El Hassan de Rabat, les Lionnes indomptables ont livré une prestation à la hauteur de leur statut. Face à un Malawi qui disputait pour la première fois une phase finale de CAN féminine, les Camerounaises ont rapidement pris le contrôle de la rencontre. Marie-Jesselle Divine Ngah Manga a ouvert le score à la 20ème minute, avant que Naomi Leslie Ngnawa Eto’o ne double la mise dix minutes plus tard. Dans le temps additionnel de la première période, Ngah Manga s’est encore illustrée pour inscrire son deuxième but personnel et porter le score à 3-0. Le Malawi, révélation de cette édition après avoir atteint les demi-finales dès sa première participation, n’a pas trouvé les ressources nécessaires pour revenir dans la partie. Les Camerounaises ont géré leur avantage jusqu’au coup de sifflet final et offrent ainsi au Cameroun son premier sacre continental, version féminine.
Cette finale restera comme l’une des images fortes de cette édition : d’un côté, un Cameroun expérimenté, habitué aux grands rendez-vous africains ; de l’autre, une équipe malawite qui aura marqué l’histoire par son parcours exceptionnel et sa première qualification pour une Coupe du monde féminine.
L’Algérie, le bronze au bout du suspense
La veille, le Stade olympique de Rabat avait été le théâtre d’un autre moment fort. Le Maroc et l’Algérie s’y disputaient pour la 3ème place. Les deux équipes se connaissaient déjà pour s’être affrontées en phase de groupe, avec une victoire marocaine 1-0. Mais la petite finale allait raconter une histoire complètement différente. Le Maroc, poussé par son public, a longtemps semblé maîtriser les débats. Mais l’Algérie n’a jamais renoncé. A l’issue des 120 minutes, les deux équipes étaient à égalité (0-0). Il fallait alors passer par la séance de tirs au but. Dans cet exercice cruel, l’Algérie a fait preuve de sang-froid et s’est imposée 3-2, décrochant ainsi la 3ème place.
Pour l’Algérie, cette médaille de bronze dépasse largement le cadre d’un simple match de classement. Elle constitue la meilleure performance de son histoire dans la compétition, après des participations qui n’avaient jamais permis aux Fennecs d’aller aussi loin. Pour le Maroc, en revanche, la déception est immense. Le pays hôte rêvait d’un titre après avoir déjà atteint les deuxièmes places en 2022 et 2024. Il devra finalement se contenter de la quatrième place, malgré le soutien d’un public qui aura accompagné les Lionnes de l’Atlas tout au long du tournoi.
Au-delà du sacre camerounais, cette édition marocaine de la CAN féminine aura surtout montré l’évolution rapide du football féminin africain. Le parcours du Malawi, la résistance algérienne et la présence du Cameroun au sommet témoignent d’une compétition de plus en plus ouverte. Le Cameroun, champion d’Afrique, le Malawi, finaliste surprise, et l’Algérie, médaillée de bronze, ont écrit trois histoires différentes mais réunies par une même réalité : le football féminin africain gagne en profondeur et en compétitivité.
Yonwa Maïlébélé











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