Le procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de N’Djamena, Moussa Abdelkerim Saleh a fait une déclaration, ce mercredi 23 septembre 2026, pour apporter des éclaircissements sur une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Celle-ci met en scène cinq mineurs vêtus de tenues militaires et tenant des propos visant le chef de l’État et certaines institutions de la République.
À la suite de la diffusion de cette vidéo, les services compétents ont ouvert une enquête. Les cinq mineurs ont été interpellés puis entendus par les services de la police judiciaire, en présence de leurs parents, conformément aux règles applicables à la justice des mineurs.
Lors de son intervention, le procureur de la République, MoussaAbdelkerim Saleh a précisé que l’enquête se poursuit et que les éléments recueillis doivent être examinés avec objectivité, dans le respect de la procédure et de la présomption d’innocence. Aucune responsabilité ne saurait être retenue avant l’aboutissement de la procédure et, le cas échéant, une décision de l’autorité judiciaire compétente.
L’enquête ne concerne toutefois pas uniquement les mineurs. Le procureur a indiqué que des investigations sont également menées afin de déterminer l’éventuelle implication de personnes majeures qui auraient organisé, encouragé, orienté ou instrumentalisé ces enfants. Les responsabilités qui seraient établies sur la base des preuves pourront faire l’objet de poursuites conformément à la loi.
Tout en rappelant la nécessité d’une protection particulière des mineurs, le procureur a souligné que leur âge ne signifie pas une absence totale de responsabilité. La justice entend ainsi concilier protection de l’enfant, éducation, réinsertion, responsabilité éventuelle et préservation de l’ordre public.
Par ailleurs, le procureur appelé à protéger l’identité, l’image et la vie privée des cinq mineurs. Il a invité les médias et les utilisateurs des réseaux sociaux à ne pas publier de contenus permettant leur identification ou susceptibles de porter atteinte à leur dignité.
Face à la multiplication des contenus diffusés en ligne, le procureur a rappelé que les réseaux sociaux ne constituent pas une « zone de non-droit ». Il a souligné que la liberté d’expression doit s’exercer dans le respect de la Constitution, des lois et des droits d’autrui.
Les parents et responsables légaux sont également appelés à renforcer l’encadrement des enfants, notamment en ce qui concerne leurs fréquentations, les contenus auxquels ils sont exposés et leur utilisation des réseaux sociaux.
Il a assuré que les investigations se poursuivront avec « fermeté, impartialité et responsabilité », tout en accordant une attention particulière à la protection des mineurs.











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