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Route N’Gouri-Mondo-Mao : Le ministre des Infrastructures inspecte le chantier

Le ministre des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier, Amir Idriss Kourda s’est rendu ce mercredi 30 septembre 2026 sur le chantier de la route N’Gouri-Mondo-Mao (de la province du Lac vers la province Kanem) pour évaluer le déroulement des opérations sur le terrain. Ce projet de construction s’étend sur un tronçon long de 74 kilomètres. Les autorités suivent de près la mise en œuvre du chantier afin d’assurer la continuité des engagements pris par l’État.

​Les travaux de construction de l’axe routier N’Gouri-Mondo-Mao franchissent une étape décisive avec le lancement des opérations de terrassement. D’un coût global de plus de 78 milliards de FCFA, cet ouvrage vise à désenclaver la zone et à dynamiser l’économie locale.

 Sur le site, le ministre des infrastructures Amir Idriss Kourda a fait part de ses impressions concernant le rythme global de réalisation : « Aujourd’hui nous sommes venus constater l’état d’avancement des travaux et s’imprégner aussi des réalités du projet. Comme vous l’avez constaté vous-mêmes, le chantier avance très bien. ». L’entreprise chargée de l’exécution a entamé les étapes initiales telles que le terrassement, l’aménagement des installations, la collecte des matériaux ainsi que la mobilisation des équipements nécessaires au bon déroulement des opérations.

​Sur le plan technique et financier, le coût total du projet s’élève à 78 855 167 091 FCFA TTC, financé par l’État tchadien. Le délai d’exécution est fixé à 30 mois. La société S3C assure la réalisation des infrastructures, tandis que le groupement SOCOTEC/BILIKIA prend en charge la mission de contrôle pour un délai de 29 mois. À la date du 28 septembre 2026, l’avancement physique global des travaux est estimé à 5,80 %, alors que le délai consommé atteint 14,88 %. Les études d’exécution affichent quant à elles un taux d’avancement de 45 %.

​Le ministre a souligné le rôle stratégique de cet axe routier dans le réseau national. Il a précisé que « c ’est un projet qui s’inscrit dans la vision du chef de l’État en matière de désenclavement intérieur afin de booster l’économie nationale et l’économie locale. C’est un axe vital pour la mobilité des personnes et des biens. » Il a également ajouté : « C’est aussi une petite branche de la route transsaharienne qui passe par N’Gouri. C’est un projet extrêmement important pour toutes ces deux provinces, qui permettra de maximiser les chances du commerce et des échanges. »

​Les difficultés répertoriées dans la fiche de suivi concernent l’approvisionnement du chantier en carburant depuis l’étranger, la rareté de certains matériaux comme le sable grossier pour le béton, ainsi qu’une mobilisation partielle du matériel requis. Afin d’éviter tout retard supplémentaire, le rapport recommande d’élaborer un plan de rattrapage, d’augmenter le nombre d’ateliers de travail et d’accélérer la finalisation des études.

​Le ministre a formulé un appel aux responsables locaux pour faciliter le travail des équipes. Il a déclaré : « C’est une occasion de lancer un appel à l’endroit des autorités locales de veiller à ce qu’il n’y ait pas d’obstacles et de préserver la sécurité des personnes qui travaillent. » Poursuivant ses recommandations, il a insisté sur l’occupation des espaces : « Le deuxième message que je voudrais lancer aux autorités locales, c’est de libérer les emprises du projet. Ceux qui occupent l’emprise du projet doivent se dégager pour laisser l’espace à l’entreprise. »

​Malgré les écarts observés entre le délai consommé et l’avancement physique, le ministre a conclu sur une note positive : « L’avancement est très satisfaisant. Nous nous réjouissons de cet avancement et d’utiliser ce même élan afin de finaliser le projet dans les délais. »  La concrétisation de cet ouvrage demeure un enjeu majeur pour le développement économique et le désenclavement des provinces traversées.

 La synergie entre les autorités locales, la mission de contrôle et l’entreprise sera déterminante pour surmonter les difficultés techniques et respecter les échéances prévues. Le suivi rigoureux annoncé par le ministère doit désormais garantir la livraison effective de cette voie stratégique.

Streve Dinguemtog  

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