À la mosquée Alkhoufa-Al Rachidoun, au quartier Amriguébé, dans le 5ᵉ arrondissement de N’Djaména, Cheikh Bachar Oumar Abid a consacré son sermon du vendredi 9 octobre 2026 aux sept péchés capitaux en islam. Il a appelé les fidèles à préserver leur foi, à respecter la vie humaine et à se détourner des actes condamnés par la religion.
La foi, la moralité et le respect des prescriptions religieuses ont constitué les principaux axes du sermon prononcé par Cheikh Bachar Oumar Abid. S’appuyant sur un hadith rapporté par l’imam Al-Boukhari, le prédicateur a rappelé les sept péchés qualifiés de destructeurs par le prophète Muhammad : l’association à Allah, la sorcellerie, le meurtre injuste, l’usure, l’appropriation des biens de l’orphelin, la fuite devant l’ennemi au combat et la calomnie des femmes croyantes, chastes et innocentes.
Dans son développement, le cheikh a insisté sur le sens du terme « évitez », employé dans le hadith prophétique. Selon lui, cette expression ne signifie pas seulement abandonner les péchés, mais également s’en éloigner et éviter tout ce qui pourrait y conduire. Il a placé l’association à Allah au premier rang de ces actes condamnés. Ce péché consiste, selon son explication, à attribuer à une autre entité les prérogatives divines, notamment la création, la souveraineté et les bienfaits accordés aux êtres humains. Il a également évoqué les formes d’association liées aux croyances et aux pratiques cultuelles, en soulignant l’importance de se conformer aux enseignements de l’islam.
Abordant la sorcellerie, deuxième péché cité dans le hadith, Cheikh Bachar Oumar Abid l’a présentée comme une pratique destinée à nuire à autrui. Il a mis en garde les fidèles contre ces agissements, qu’il considère comme une grave transgression religieuse.
Le troisième péché évoqué est le meurtre injuste. Le prédicateur a rappelé le caractère sacré de la vie humaine et condamné les actes de violence qui coûtent la vie à des personnes innocentes. Il a souligné que le sang, les biens et l’honneur d’un croyant doivent être protégés. Pour illustrer la gravité de ce crime, il a cité des enseignements religieux mettant en avant la valeur de la vie humaine. Il a également déploré les violences commises pour des motifs insignifiants, appelant implicitement à davantage de responsabilité et de retenue dans les relations sociales. Le cheikh a ensuite consacré une partie de son sermon à l’usure, appelée riba en arabe c’est-à-dire intérêt illicite. Il a notamment dénoncé les prêts assortis d’intérêts et certaines transactions comportant des gains fixes garantis, qu’il estime contraires aux prescriptions islamiques. Il a exhorté les fidèles à veiller à la licéité de leurs opérations financières.
Dans la seconde partie de son prêche, Cheikh Bachar Oumar Abid a rappelé que les messagers ont été envoyés pour guider les hommes, leur annoncer la récompense du bien et les avertir des conséquences du mal. Il a invité les musulmans à craindre Allah, à reconnaître Ses bienfaits et à privilégier les bonnes actions.
Le sermon s’est achevé sur un appel à la fidélité aux enseignements du prophète Muhammad et à la préparation de la rencontre avec le Créateur. À travers ce rappel religieux, le prédicateur a exhorté les fidèles à renforcer leur foi et à s’éloigner des comportements susceptibles de compromettre leur vie spirituelle et leurs relations avec autrui.
Ahmat Abakar Saleh










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