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Editorial

Editorial : Aires protégées, un pôle de développement

Le ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable a organisé, le mercredi 28 octobre 2026, le Forum des acteurs de cogestion des aires protégées (FACAP). Ces assises, deuxième du genre, se sont tenues près de quatre mois après la signature des nouveaux accords de partenariat entre le gouvernement tchadien et African Parks. L’objectif est d’investir dans le capital humain. Au cœur des attentes, il est prévu la formation de spécialistes nationaux aux métiers de la conservation, de l’écotourisme et de la gestion des aires protégées. Le pays disposera in fine de diverses sources de financements. Ce,  en exploitant les mécanismes de paiement pour les services éco systémiques. Mais aussi et surtout, en mobilisant les secteurs privés nationaux et internationaux, tout en optimisant l’utilisation des ressources allouées par les partenaires. Le Tchad a tout gagné à mettre les mécanismes en place afin d’en tirer le meilleur profit.

Car, le modèle de cogestion que propose le partenaire est exemplaire. Il se veut fédérateur, en impliquant les communautés locales, les collectivités autonomes et le secteur privé.  Dans la conservation des aires et des espèces vivantes, les collectivités jouent un rôle essentiel. C’est pourquoi, la mobilisation des communautés locales et la promotion du développement durable ne sont pas à négliger. A l’heure où le Tchad fait face à des défis environnementaux sans précédent, la question des écosystèmes requiert une attention de plus en plus grandissante. Le tableau n’est guère reluisant. Les zones arides ou semi-arides s’étendent à perte de vue et de nombreux parcours pastoraux sont dégradés ou menacés sans occulter le recul dramatique du Lac Tchad. Cette situation affecte directement des milliers de personnes et des communautés entières dont la sécurité alimentaire et les revenus en dépendent.

Au regard de leur importance, les aires protégées, loin d’être des sentiers isolés, constituent des infrastructures écologiques vitales. Elles régulent le climat local, protègent les sols, sécurisent l’accès à l’eau et abritent une biodiversité nationale inestimable. Des informations qui, somme toute, doivent booster les acquis de ce partenariat de sorte à restaurer la population floristique et sécuriser des zones autrefois livrées au braconnage. Les parcs et réserves sont également à considérer comme des leviers du monde éducatif. En plus d’être des sanctuaires de biodiversité, ils deviennent le pôle d’emplois, de valorisation des savoirs locaux et le laboratoire de résilience climatique.

 Au point où ce partenariat est arrivé, la confiance entre les acteurs doit être de mise et constante. Confiance entre le gouvernement et ses partenaires ainsi que le monde rural. Il est question de traduire les nouveaux accords en actions concrètes. Des activités génératrices de revenus, la réalisation des infrastructures sociales et la protection locale sont des axes sur lesquels les demandes sont de plus en plus persistantes. Si les fruits tiennent la promesse des fleurs, les populations riveraines de ces aires connaitront une amélioration significative de leurs conditions de vie.

La Rédaction

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ATPE

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