« La bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la gestion responsable des ressources publiques demeurent des priorités absolues. Chaque franc de l’État appartient au peuple tchadien. Il doit servir à construire des écoles, des centres de santé, des routes, des infrastructures hydrauliques et énergétiques. La corruption, le détournement des ressources publiques, la fraude et le favoritisme sont des entraves au développement. Ils privent notre jeunesse d’opportunités et compromettent notre avenir. La lutte contre ces pratiques sera menée avec fermeté, impartialité et dans le respect des droits de chacun. L’État doit être exemplaire. Chaque dépense publique doit être utile. Chaque projet doit produire des résultats visibles pour nos concitoyens », a déclaré le Maréchal du Tchad, Mahamat Idriss Deby Itno, dans son message à la veille du 66e anniversaire de l’indépendance.
Ce message est fort et mérite d’être pris au sérieux. Car la corruption n’est plus un phénomène marginal dans notre société. Elle s’est progressivement installée dans de nombreux secteurs et constitue aujourd’hui un véritable frein au développement du pays. Lorsqu’un marché public est attribué sur la base du favoritisme, lorsqu’un responsable détourne des ressources destinées à la collectivité ou lorsqu’un citoyen doit payer pour obtenir un service auquel il a droit, c’est l’ensemble de la nation qui en paie le prix.
Le combat contre la corruption ne doit donc pas rester au stade des déclarations. Il doit se traduire par des actes concrets, des contrôles efficaces et des sanctions lorsque les faits sont établis. Les institutions chargées de lutter contre la corruption doivent redoubler d’efforts et disposer des moyens nécessaires pour accomplir leur mission avec indépendance et efficacité.
Une attention particulière doit être accordée à l’attribution des marchés publics. La transparence, la concurrence et le respect des procédures doivent être la règle. On ne peut pas demander une gestion responsable des ressources publiques tout en laissant subsister des situations où certains acteurs semblent être à la fois juges et parties. Pour restaurer la confiance, il faut des mécanismes de contrôle indépendants, des procédures transparentes et une véritable obligation de rendre compte.
La lutte contre la corruption est aussi une question de justice sociale. Chaque franc détourné est une école qui ne sera pas construite, un centre de santé qui manquera de médicaments, une route qui restera impraticable ou un projet qui ne verra jamais le jour. Derrière les chiffres et les dossiers administratifs, ce sont des vies et des familles qui sont directement concernées.
Le Tchad ne peut pas construire son avenir avec des pratiques qui affaiblissent ses institutions et découragent ses citoyens. Il est donc temps d’agir avec courage et responsabilité. Bannissons la corruption pour que les ressources publiques servent réellement l’intérêt général.
La Rédaction










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