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Education : Le Tchad valide sa stratégie de digitalisation de l’enseignement primaire

La Secrétaire d’État à l’Éducation nationale, au Bilinguisme et à la Promotion civique, Dr Goulé Koudji, a présidé ce vendredi 6 novembre 2026, la cérémonie de clôture de l’atelier national consacré à la validation de la stratégie d’intégration des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le préprimaire et le primaire au Tchad. Organisés du 5 au 6 novembre par le ministère de l’Éducation nationale, avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), les travaux s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de refondation de l’école tchadienne (PRÊT).

Au terme de deux jours de travaux, les participants ont validé par consensus la stratégie nationale d’intégration des TIC dans le préprimaire et le primaire, sous réserve de la prise en compte des amendements consignés dans le procès-verbal. Cette validation s’accompagne de plusieurs recommandations à l’endroit des acteurs du système éducatif. Le ministère de l’Éducation nationale est appelé à procéder à l’adoption officielle du document, à mettre en place un comité national de pilotage (CNP) et une Coordination nationale technique (CNT), puis à intégrer le plan d’action dans la planification sectorielle et le budget de l’État. Les participants préconisent également la mobilisation des ressources nécessaires à travers le Fonds national du numérique (FNE).

Les partenaires techniques et financiers sont, pour leur part, invités à apporter un appui technique et financier à la mise en œuvre de la stratégie, particulièrement dans les domaines des équipements, des contenus pédagogiques et du renforcement des capacités. Les académies, les délégations provinciales et les inspections devront assurer la diffusion du document, son appropriation par les acteurs locaux et la remontée régulière des données de suivi. Un calendrier de mise en œuvre a également été proposé. Il prévoit la finalisation du document dans un délai de 10 jours, sa restitution aux acteurs concernés dans un délai d’un mois et le lancement des premières activités à partir de janvier 2027.

Dans son intervention, le coordonnateur de l’antenne de l’UNESCO, Mahob François Narcisse, a insisté sur la nécessité de mettre en place et de rendre opérationnelle une cellule de digitalisation au sein du ministère de l’Éducation nationale. Cette structure devra assurer la coordination des activités, le suivi de la feuille de route, la mobilisation des compétences techniques et l’harmonisation des interventions des différents acteurs. À la suite de cette validation, l’UNESCO entend poursuivre son accompagnement technique aux côtés du ministère, avec l’appui du Bureau international d’éducation de l’UNESCO (BIE). Mahob François Narcisse a annoncé un travail sur la transformation des contenus pédagogiques en ressources numériques adaptées aux programmes nationaux, aux niveaux d’apprentissage et aux réalités du pays.

Clôturant les travaux, la Secrétaire d’État, Dr Goulé Koudji, a rappelé que l’intégration des technologies dans l’éducation ne devait pas se limiter à une modernisation des équipements. Elle représente, selon elle, un choix stratégique en faveur de l’accès à l’éducation, de l’équité et de la qualité des apprentissages. « Notre ambition commune à l’horizon 2030 est exigeante. Elle nous impose une attention particulière envers les écoles rurales éloignées, les communautés nomades, ainsi que les jeunes filles et les apprenants vivant avec un handicap », a-t-elle déclaré. La responsable a appelé les acteurs nationaux et les partenaires internationaux à inscrire leurs interventions dans ce cadre national commun afin d’éviter la dispersion des initiatives et les duplications d’efforts. Elle a également souligné l’importance de l’implication des collectivités territoriales, des associations de parents d’élèves et du secteur privé pour favoriser l’ancrage des équipements et l’appropriation locale de la stratégie.

Enfin, Dr Goulé Koudji a instruit les services compétents de son département de finaliser sans délai les documents issus de l’atelier et d’engager les préparatifs de la première phase pilote dans les quinze écoles sélectionnées. Ces travaux devront permettre de définir le calendrier d’exécution, les responsabilités des différents acteurs, les normes techniques ainsi que les conditions de passage d’une étape à l’autre.

Sikngaye Tamaltan Inès

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