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Gouvernance de l’Internet : L’IA s’impose dans les discussions

La 10ᵉ édition du Forum sur la gouvernance de l’Internet au Tchad (IGF Tchad) s’est ouverte ce mercredi 23 septembre 2026 à l’Office national des médias audiovisuels (ONAMA). Placée sous le thème « L’intelligence artificielle au service du développement tchadien », la rencontre réunit jusqu’au 24 septembre les acteurs institutionnels, le secteur privé, la société civile, le monde académique et des jeunes développeurs.

Cette édition veut ouvrir un débat sur les opportunités et les défis liés à l’essor de l’intelligence artificielle au Tchad. Le président du comité d’organisation, Alifa Mahamat Abouna, a présenté l’IGF Tchad comme une plateforme de dialogue et de réflexion sur les enjeux numériques. L’ambition affichée est de faire de l’IA un outil d’inclusion, d’innovation et de création d’opportunités pour la jeunesse.

Pour le coordonnateur de l’IGF Tchad, Dr Khouzeifi Doudbane, la gouvernance de l’Internet repose sur une démarche collective associant pouvoirs publics, entreprises et acteurs de la société civile. Cette concertation doit permettre de mieux répondre aux transformations rapides du secteur numérique.

Au-delà des enjeux nationaux, les participants préparent également les contributions du Tchad aux prochains rendez-vous internationaux consacrés à la gouvernance de l’Internet, notamment le Forum africain prévu à Accra, au Ghana en novembre prochain et le Forum mondial sur la gouvernance de l’Internet annoncé à Nairobi, au Kenya du 14 au 18 décembre 2026.

Former pour mieux maîtriser l’IA

L’édition 2026 accorde une place importante à la formation et à la pratique. Plus de 150 participants, principalement des étudiants et de jeunes développeurs, prennent part aux ateliers et sessions de formation. Pour Abdeldjelil Bachar Bong, secrétaire exécutif de l’IGF Tchad, l’enjeu n’est plus seulement de suivre la révolution technologique, mais de déterminer les conditions de son application au bénéfice des citoyens, de l’économie et de la sécurité numérique du pays.

Les discussions portent également sur les questions de souveraineté numérique, de protection des données, d’énergie, d’éthique et de lutte contre la désinformation. Les participants plaident pour des règles adaptées au contexte tchadien, capables d’encadrer l’utilisation de l’intelligence artificielle tout en préservant les droits des citoyens et les réalités culturelles nationales.

Cinq panels structurent les travaux. Ils portent notamment sur la protection des données et le cadre juridique à l’ère de l’IA, les infrastructures et la connectivité, l’adaptation du système éducatif, les applications de l’IA dans la santé publique et le développement d’un écosystème favorable aux start-up locales.

La deuxième journée, prévue le jeudi 24 septembre au siège de Wenak Labs, sera consacrée à des ateliers collaboratifs. Les participants travailleront sur des cas concrets liés à l’accès à Internet, à la santé, au commerce, aux paiements et aux outils de confiance numérique.

Streve Dinguemtog

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