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Santé

Octobre rose : Une mobilisation accrue contre le cancer

La campagne Octobre rose 2026 a été officiellement lancée ce jeudi 1er octobre à l’hôtel Radisson Blu de N’Djaména, par Narassem Mbaidoum, directrice générale adjointe de la Santé publique, représentant le ministre de la Santé publique et de la Prévention. Initiée par la Ligue tchadienne de lutte contre le cancer (LTCC), cette édition est placée sous le thème : « Octobre rose, parlons cancer ».

La cérémonie qui a réuni plusieurs personnalités et acteurs du secteur de la santé, marque le début d’un mois de mobilisation consacré à la sensibilisation, à la prévention et au dépistage du cancer, particulièrement du cancer du sein. Cancérologue au Centre hospitalier universitaire La Renaissance ( CHU-R), Dr Bouri Vounba Nadège a insisté sur la nécessité de faire d’Octobre rose un moment d’information et de solidarité. « Octobre rose n’est pas seulement une couleur, c’est un moment de vérité et de solidarité », a-t-elle déclaré.

Selon la spécialiste, le cancer du sein demeure l’un des cancers les plus fréquents chez la femme. Elle a notamment présenté aux participantes les gestes permettant de pratiquer l’auto-examen des seins, en insistant sur l’observation et la palpation des seins, des mamelons et des aisselles. « Le cancer du sein n’est pas une fatalité, c’est le diagnostic tardif qui tue », a-t-elle souligné, appelant les femmes à consulter les professionnels de santé en cas d’anomalie ou de changement inhabituel.

La LTCC plaide pour une meilleure prise en charge

Le président de la Ligue tchadienne de lutte contre le cancer, Dr Manikassé Palouma, a rappelé que le cancer peut toucher toutes les catégories sociales, sans distinction de statut. Il a particulièrement insisté sur les difficultés liées à la prise en charge des patients atteints de cancer au Tchad. Il appelle notamment les autorités à renforcer les capacités nationales et à mettre en place des structures spécialisées permettant une prise en charge plus rapide des malades. « Nous interpellons les autorités compétentes pour une prise de conscience de cette maladie », a-t-il déclaré, déplorant les difficultés auxquelles font facd certaines personnes atteintes de cancer. Il a également plaidé pour la création d’une unité de soins palliatifs, destinée à accompagner les patients à un stade avancé de la maladie.

Par ailleurs, le président de la LTCC a insisté sur la prévention et la réduction des facteurs de risque liés notamment au tabagisme, à la consommation d’alcool, à la sédentarité et au surpoids. Il a également rappelé que certains facteurs, comme l’âge et les antécédents familiaux, ne peuvent être évités et nécessitent un suivi médical approprié.

Représentant le ministre de la Santé publique et de la Prévention, la directrice générale adjointe de la Santé publique, Narassem Mbaidoum a rappelé que le cancer du sein constitue une importante cause de mortalité par cancer chez les femmes dans le monde. « Le cancer n’est pas une fatalité, le cancer n’est pas une malédiction. Il est temps de briser ce mythe », a-t-elle déclaré, appelant à renforcer la sensibilisation autour de la maladie.

Pour elle, le dépistage précoce constitue un enjeu majeur dans la lutte contre le cancer. Elle a invité les femmes et les jeunes filles à fréquenter régulièrement les structures de santé et à ne pas attendre l’apparition de symptômes avancés avant de consulter.

Narassem Mbaidoum a également appelé les hommes à s’impliquer davantage dans cette campagne. « Le cancer n’est pas qu’une affaire de femmes. C’est un combat collectif qui exige la solidarité de la nation toute entière », a-t-elle insisté.

Naïma Ahmed Beïn

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