L’imam Abdelkader Abdoulaye a appelé, ce vendredi 11 septembre 2026, les fidèles à renforcer leur piété et à se préparer à la vie de l’au-delà. Son sermon a porté sur le caractère éphémère des biens matériels, la valeur du temps et les vertus du renoncement aux attachements excessifs.
Dans son intervention, l’imam Abdelkader Abdoulaye a rappelé que l’existence terrestre constitue une étape temporaire de la vie du croyant. Les occupations quotidiennes, les préoccupations matérielles et les ambitions personnelles ne doivent pas faire oublier la finalité spirituelle de l’existence. L’orateur a invité les musulmans à examiner leurs actes et à accorder une place centrale à la prière, à la sincérité et au respect des enseignements religieux. Il a insisté sur la nécessité de se préparer à l’au-delà par des actions conformes aux prescriptions de l’islam.
Abordant la question du détachement de la vie terrestre, l’imam a dénoncé l’attachement excessif aux plaisirs et aux biens matériels. Il a relevé que beaucoup de personnes consacrent une grande partie de leur temps à des futilités, en nourrissant des espoirs vains et en reportant leurs engagements spirituels. Selon lui, la recherche de la richesse et du confort ne doit pas devenir une préoccupation exclusive au détriment de la foi et des bonnes actions. Les biens accumulés durant la vie sont appelés à disparaître, tandis que les œuvres accomplies avec sincérité demeurent essentielles dans la perspective de l’au-delà. L’imam a ainsi encouragé les fidèles à mieux utiliser leur temps, à éviter la procrastination dans les actes de dévotion et à privilégier les comportements utiles à la communauté.
Le croyant appelé à vivre comme un voyageur
S’appuyant sur des enseignements prophétiques, l’imam Abdelkader Abdoulaye a invité les fidèles à vivre dans ce monde comme des étrangers ou des voyageurs. Cette exhortation vise à rappeler le caractère passager de l’existence terrestre et l’importance de se préparer à la destination finale. L’imam a souligné que le croyant ne doit pas remettre à demain les actions spirituelles qu’il peut accomplir aujourd’hui. La prière, le repenti, la bienfaisance et les actes de solidarité constituent, selon cette perspective, des moyens de renforcer la relation avec Dieu. Il a également expliqué que le détachement ne signifie pas l’abandon des responsabilités quotidiennes, mais plutôt la maîtrise des désirs matériels et la priorité accordée aux valeurs spirituelles.
Dans la dernière partie de son sermon, l’imam Abdelkader Abdoulaye a abordé la notion d’ascétisme, connue sous le terme arabe « zuhd ». Il a présenté cette attitude comme une disposition du cœur permettant au croyant de ne pas se laisser dominer par les richesses et les plaisirs de la vie. L’accumulation des biens matériels, a-t-il rappelé, demeure éphémère et ne garantit pas la paix intérieure. À l’inverse, le renoncement à l’attachement démesuré contribue au repos du cœur et du corps.
Ahmat Abakar Saleh










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