Avec l’essor des réseaux sociaux, l’usurpation d’identité est devenue une pratique de plus en plus préoccupante. Facebook, Instagram, TikTok, WhatsApp et d’autres plateformes numériques, initialement conçues pour faciliter la communication et le partage, sont parfois utilisées à des fins malveillantes.
L’usurpation d’identité consiste à utiliser, sans autorisation, le nom, les images ou les informations personnelles d’une autre personne afin de créer un faux compte ou de se faire passer pour elle. Ces faux comptes peuvent ensuite être utilisés pour tromper les proches, solliciter de l’argent, diffuser de fausses informations ou encore porter atteinte à la réputation de la victime. Dans certains cas, les auteurs reproduisent presque parfaitement le profil d’une personne : même nom, mêmes photos et parfois les mêmes informations personnelles.
Le 8 Septembre dernier, la Présidence de la République a informé l’opinion nationale que des individus mal intentionnés usurpent frauduleusement l’identité et le titre du ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République, Idriss Ahmed Idriss. Ces personnes utilisent le numéro +235 30586457 et l’adresse électronique presidence.td@secretary.net, à des fins d’escroquerie. La présidence a appelé la population à la plus grande vigilance et l’invite à ne donner aucune suite à ces sollicitations frauduleuses. De même, le 17 novembre 2024, le Premier Ministre Ambassadeur Allah Maye Halina avait été victime d’une usurpation d’identité sur les réseaux sociaux. Ainsi, de faux profils attribués au Premier Ministre ont été créés dans le but de promouvoir de fausses opérations de financement. Toujours en lien avec l’usurpation d’identité sur la toile, le président du Conseil Constitutionnel, Me Jean Bernard Padaré a aussi démenti une information diffusée sur les réseaux sociaux en son nom sur un faux compte Facebook. Un faux compte de l’ancien directeur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, Abbas Mahamat Tolli, annonce chaque jour le financement des projets des jeunes et l’assistance aux personnes démunies. Ces faux comptes volent des visages, des noms et des vies.
Les victimes s’inquiètent
Aicha M. élève en classe de seconde au lycée de N’Djari témoigne qu’elle était victime de ce phénomène. Elle explique qu’une soirée, pendant qu’elle partageait le repas avec sa famille, sa meilleure amie Rosalie l’a appelée en panique et lui a demandé pourquoi elle a posté des photos non appropriées sur son compte ? Elle ne savait quoi dire, car elle ne reconnaissait pas cette publication. Mais aussitôt introduit son nom sur Facebook, elle voit des images non appropriées, publiées sur son compte.
Raouda M, commerçante des pagnes en ligne a précisé qu’une personne a créé un compte sur Tik Tok en son nom, s’appropriant de toutes ses photos de pagnes, ce qui a poussé quelques clientes à payer en ligne. Mais aucune livraison n’a été faite. Quelques jours après, les clientes l’ont cherchée et retrouvée physiquement. Elle la vrai Raouda M, qui ne reconnaissait pas ce compte a dû faire une vidéo pour dénoncer l’usurpation de son compte.
Face à ce phénomène, la vigilance reste essentielle. Il est recommandé de protéger ses informations personnelles, de limiter la diffusion de certaines données privées et de vérifier l’authenticité des comptes avant d’engager une conversation ou d’envoyer de l’argent.
En cas d’usurpation d’identité, la victime doit conserver toutes les preuves disponibles, notamment les captures d’écran, les messages et les liens vers les faux comptes. Il est également important de signaler le profil concerné à la plateforme et, lorsque les faits sont graves, de saisir les autorités compétentes.
Hassaballah Ahmat Khamis










Ajouter un commentaire