Les infrastructures constituent un pilier essentiel du développement d’un pays. Elles regroupent l’ensemble des équipements, ouvrages et services qui soutiennent le fonctionnement de l’économie et le bien-être des populations. Dans le secteur de la construction, elles désignent également les fondations d’un bâtiment. Dans le cadre du programme politique du chef de l’État, décliné en douze chantiers et cent actions, le volet infrastructures incarne une vision ambitieuse : renforcer les liens entre les villes, faciliter les échanges humains et économiques, et soutenir la croissance nationale. A cet effet, une série de projets d’envergure a été lancée sur l’ensemble du territoire.
Cette dynamique traduit la volonté du gouvernement de moderniser et d’étendre le réseau routier. De nouvelles voiries urbaines sont construites pour désengorger les centres-villes, fluidifier la circulation et développer des artères stratégiques dans plusieurs provinces. Les travaux de construction de la route Kélo-Pala-Léré et Djarmaya-Massaguet bénéficient d’une attention particulière, illustrant l’engagement des autorités à renforcer les connexions interrégionales. Parallèlement, la construction de ponts vise à améliorer l’accessibilité et la mobilité dans le pays.
Un accent particulier est mis sur l’entretien du réseau routier existant et sur la construction de routes bitumées, dont la longueur passera de 3 000 à 7 000 km durant le quinquennat en cours. Le respect de la réglementation routière figure également parmi les priorités afin d’assainir le secteur des transports et garantir la sécurité des personnes et de leurs biens. Dans la capitale, un vaste programme de modernisation de la voirie est en cours, notamment pour faire face aux difficultés de circulation durant la saison des pluies. Sur les 150 km de voiries urbaines en réhabilitation, 36 km sont déjà livrés, incluant l’avenue Charles de Gaulle et celle du 10 octobre. Progressivement, la capitale retrouve des axes praticables, même en période pluvieuse.
Du 19 juillet au 8 août 2025, le ministre des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier, Amir Idriss Kourda, a conduit une mission dans dix provinces pour superviser et accélérer la mise en œuvre des projets prioritaires du président de la République. De Fada à Bardaï et d’Abéché à Iriba, les projets structurants se multiplient, bitumage des axes Abéché-Amor-Guéréda-Iriba-Amdjarass, Biltine-Abéché, Ngouri-Mondo-Mao et Massakory-Chadra prévu pour 2026. Les études topographiques du corridor Amdjarass-frontière-Libye-Égypte, maillon essentiel du projet transafricain Tchad–Libye–Égypte, sont également en cours de finalisation. De plus, à l’ouverture du pont sur le Logone (entre Bongor et Yagoua) et la finalisation du deuxième pont à quatre voie de Chagoua à N’Djaména, illustre la volonté d’intégration régionale.
Financements et partenariats et rechercher
Dans la province du Lac, la Banque mondiale, à travers l’Association internationale de développement (IDA), a accordé 170 millions de dollars US pour un projet de «connectivité et intégration », destiné à améliorer les infrastructures de transport et la logistique. Ce financement comprend la construction d’entrepôts, de marchés à énergie solaire, et met un accent particulier sur l’inclusion des femmes. Les inondations de 2024 ont gravement endommagé les routes,les ponts et les digues, nécessitant l’investissement dans des infrastructures résilientes. En réponse, le gouvernement a entrepris la construction de bassins de rétention d’eau et de stations de pompage à Lamadji, au nord de N’Djaména.
Les travaux sur l’axe Kelo-Pala-Léré et la route Djarmaya-Massaguet incluant des travaux de terrassement, de couche de base et de pose de caniveaux font l’objet d’une attention particulière des autorités à renforcer les connexions interrégionales. Un projet de modernisation du corridor rail-route Douala (Cameroun)-N’Djaména (Tchad) est également en cours, permettant les échanges économiques régionaux. Cependant, certains chantiers connaissent des retards liés à des problèmes de mobilisation du matériel, du personnel et de coordination. Malgré ces défis, ces ouvrages représentent de véritables symboles de progrès. Ils témoignent de la détermination du Tchad à bâtir un avenir où les distances se réduisent, où les régions se connectent, et où la solidarité et la coopération servent de fondement au développement durable.
Ndomadji Ndodegue












Ajouter un commentaire