Le Projet de Renforcement de la Productivité des Exploitations Agro-pastorales Familiales et de Résilience (REPER), en partenariat avec le Fonds international de développement agricole (FIDA), a organisé ce mardi 16 décembre à N’Djamena, un atelier national de partage des résultats et de capitalisation, marquant l’achèvement du projet.
Il s’agit d’évaluer les impacts du projet sur les exploitations agro-pastorales familiales, d’identifier les bonnes pratiques mises en œuvre et de formuler des recommandations stratégiques en vue de pérenniser les acquis.
À cette occasion, le coordonnateur du projet REPER, Mahamat Allamine Allabo, a rappelé que le projet est achevé techniquement le 31 mars et est arrivé à terme le 30 juin 2025. Il a été mis en œuvre sur une période de six ans. Cette phase, a-t-il souligné, a été marquée par des efforts collectifs soutenus, de nombreuses réalisations concrètes et d’importantes leçons d’apprentissage, posant ainsi des bases solides pour la durabilité des interventions engagées.
Pour sa part, le représentant pays du FIDA, Brahim Mamadou Kourtou, a indiqué que le projet REPER visait à répondre aux défis majeurs auxquels font face les ménages agropastoraux de la zone sahélienne centrale, avec un objectif de 208 500 ménages bénéficiaires, répartis dans 14 départements de cinq provinces, à savoir le Guéra, le Batha, le Hadjer-Lamis, le Chari-Baguirmi et le Salamat.
Lançant officiellement les activités de l’atelier, le Secrétaire général du ministère de la Production et de l’Industrialisation agricole, Moubarak Abakar Roubo, a salué l’appui multiforme du FIDA, qu’il a qualifié de déterminant pour la transformation de l’agriculture et l’amélioration de la sécurité alimentaire au Tchad. Il a souligné que les interventions du projet REPER sont en parfaite cohérence avec le Plan national de développement et les chantiers 6 et 7 du programme politique du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno. Il cite entre autres, l’action 64 relative à la gestion intégrée des ressources en eau pour renforcer la résilience face au changement climatique et l’action 70 axée sur le développement des filières agricoles durables.
Le projet REPER a enregistré des résultats significatifs, notamment l’aménagement de plus de 22 500 hectares pour améliorer la production agricole, la mise en place de 501 champs écoles paysans, la formation de 330 multiplicateurs de semences et de 700 brigadiers phytosanitaires villageois. À cela s’ajoutent la construction de 46 magasins de stockage, 27 unités d’extraction d’huile, 24 unités de séchage de produits maraîchers, la distribution de 315 648 plants pour le reboisement et la lutte contre la dégradation des terres, ainsi que la réalisation d’infrastructures hydrauliques, dont des forages.
Sikngaye Tamalta Inès












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