Le président du Sénat, Dr Haroun Kabadi a ouvert le mardi 6 janvier 2026, les travaux de l’atelier de renforcement des capacités organisé au profit des sénateurs et assistants membres du Comité d’évaluation des politiques publiques. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de consolidation du rôle de la Chambre haute, dans le contrôle et l’appréciation de l’impact réel des politiques publiques.
Au total 50 participants issus du comité d’évaluation des politiques publiques du Sénat, des assistants et autres profils sont à l’école du savoir. Ces derniers seront formés sur les outils modernes d’évaluation des politiques publiques, des méthodes d’analyse des résultats, ainsi qu’aux mécanismes de suivi et de mesure de la performance gouvernementale.
Le président du comité d’organisation Abakar Moussa kallé souligne que le renforcement des capacités en matière d’évaluation des politiques publiques est présenté comme un enjeu central de la gouvernance démocratique. Loin d’être une simple formalité, l’évaluation constitue la pierre angulaire du contrôle de l’action publique et de la redevabilité de l’État envers les citoyens.
Pour Mariam Mahamat Nour, présidente du Comité d’évaluation des politiques publiques du Sénat, l’évaluation des politiques publiques s’impose aujourd’hui comme un pilier incontournable de la bonne gouvernance. Elle constitue, selon elle, un instrument stratégique de transparence, de redevabilité et de consolidation démocratique. « Évaluer, c’est mesurer l’efficacité, l’efficience et l’impact réel des politiques mises en œuvre, mais aussi éclairer la décision publique et optimiser l’allocation des ressources », souligne-t-elle, insistant sur le rôle central de cette démarche dans le renforcement de la confiance des citoyens envers les institutions.
Dans un contexte national marqué par de multiples défis économiques, sociaux, sécuritaires et environnementaux, Mariam Mahamat Nour estime que l’exigence d’une action publique performante, fondée sur des données probantes et orientée vers les résultats, n’est plus une option mais une nécessité. Face à ces enjeux, le Sénat, à travers son Comité d’évaluation des politiques publiques, assume une responsabilité constitutionnelle et politique majeure. Il lui revient, précise-t-elle, d’exercer pleinement ses missions de contrôle et d’évaluation afin de contribuer à l’amélioration de l’action publique et à l’efficacité des politiques nationales au service du développement et de l’intérêt général.
Ouvrant les travaux de cet atelier, le président du Sénat Dr Haroun Kabadi, a souligné l’importance stratégique de cette démarche dans un État de droit moderne. Il a rappelé que l’évaluation des politiques publiques s’inscrit au cœur du contrôle de l’action gouvernementale, mission essentielle du Parlement, au-delà même de l’adoption des lois. Selon lui, l’évaluation constitue une analyse systématique de l’efficacité, de l’efficience, de la cohérence et de l’impact des actions publiques, fondée sur des méthodes rigoureuses, objectives et indépendantes.
Cet atelier de renforcement des capacités des membres du comité des politiques publiques répond à l’exigence légitime des citoyens de comprendre, d’apprécier et de juger les politiques engagées en leur nom. C’est dans cette dynamique que s’inscrit ces assises de renforcement des capacités, destinés à doter les membres du Comité d’outils conceptuels, méthodologiques et pratiques pour conduire des évaluations rigoureuses, crédibles et utiles à la prise de décision publique.
Le Sénat joue, à cet effet, un rôle stratégique en veillant à ce que chaque décision, chaque programme et chaque investissement public répondent réellement aux aspirations des populations. Pour honorer cette mission, il est indispensable de doter les acteurs concernés dans le domaine d’évaluation d’outils d’analyse solides, à la hauteur des exigences de transparence et d’efficacité.
Abakar Gombo Doungous












Ajouter un commentaire