Au SEMICA 2026, les débats ne se sont pas limités aux enjeux techniques et économiques. Ce 22 janvier à N’Djaména, une table ronde a offert aux étudiants l’occasion d’échanger directement avec les administrations et les acteurs des industries extractives. Formation, insertion professionnelle, stages et adéquation des compétences avec les besoins du secteur ont été au cœur des discussions, révélant les attentes fortes d’une jeunesse en quête d’opportunités concrètes.
Intervenant sur le thème de la « formation professionnelle et du développement durable dans les industries extractives », le professeur Doumnang Jean Claude a rappelé que la formation repose avant tout sur la transmission de connaissances et de compétences adaptées à l’exercice d’un métier. Il a distingué les formations initiales, continues et professionnelles, en insistant sur l’importance de cette dernière, qui intègre des stages en entreprise rendus possibles grâce à des partenariats structurés entre les établissements d’enseignement supérieur et le secteur privé.
La dimension comparative a été apportée par Moussa Oularé, Directeur de l’Institut National du Pétrole et du Gaz du Sénégal (INPG). Présentant l’expérience sénégalaise, il a expliqué que la création de l’INPG en 2017 faisait suite aux découvertes de champs pétroliers et gaziers et à la nécessité de former des compétences nationales. « Notre mission est d’être un centre d’éducation couvrant l’ensemble de la chaîne pétrolière et gazière, non seulement pour le Sénégal, mais aussi pour l’Afrique », a-t-il souligné.
L’INPG propose des masters en ingénierie pétrolière et gazière ainsi qu’en management des projets pétroliers, en plus de formations continues et techniques. Il a mis en avant les actions de renforcement des capacités menées au profit des administrations et des entreprises locales, appuyées par des partenariats avec des universités et des institutions étrangères.
De son côté, Dr Al Hadji Hissein Issaka, Directeur général de l’Institut National Supérieur de Mao, a axé son intervention sur le rôle des partenariats dans le transfert de technologies et de compétences. Il a rappelé que le secteur des hydrocarbures est un contributeur majeur à l’économie nationale, tout en soulignant que « l’enjeu principal reste le transfert effectif de technologies vers les acteurs locaux ». Il a évoqué les formations dispensées à Mao, tout en pointant certaines limites, notamment l’inadéquation entre formation et emploi, le déficit d’équipements et les barrières linguistiques, l’anglais demeurant la langue dominante du secteur.
Au terme des échanges, la table ronde a mis en évidence la nécessité de renforcer durablement les liens entre formation et industrie, afin de favoriser l’insertion des jeunes et de soutenir un développement inclusif des industries extractives au Tchad.
Sikngaye Tamaltan Inès












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