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Economie Editorial

Éditorial : Transformer pour développer

Jamais un pays ne s’est développé en misant exclusivement sur l’aide, moins encore en important tout ce dont sa population a besoin. Les grands pays eux-mêmes, l’ont compris, et s’assurent d’avoir une forte présence sur les marchés à travers leurs sociétés et firmes. Après avoir fait l’étude des opportunités et de faisabilité, ils s’installent et font prospérer leurs activités économiques. Et ce, grâce à des conventions et partenariats bénéfiques. Le monde étant un village planétaire, chaque nation doit, pour émerger, promouvoir ses intérêts au risque d’être dépendant des autres. Aujourd’hui, plus que jamais, le Tchad, conscient de ses nombreuses potentialités, devrait orienter ses politiques vers leur transformation pour, non seulement couvrir les besoins de sa population, mais aussi et surtout faire entrer des devises.

La poussée démographique galopante induit indubitablement une augmentation des besoins et services autant en zones rurales qu’urbaines. Diversifier et accroitre les ressources doit être le leitmotiv de toujours pour un pays comme le Tchad. Il n’est pas normal d’importer des biens et produits disponibles en abondance. Le blé, le maïs, la viande, le lait, le sucre, le gaz, pour ne citer que ceux-là, sont à produire sur place et en quantité industrielle. C’est ainsi que les Tchadiens pourront manger à leur faim et s’autosuffire. Une forte création de richesse et d’emplois pour tous sera ainsi disponible. La nécessité de produire est connue et mise en exergue dès le début des indépendances par la création des Grands Moulins du Tchad (GMT), la Société nationale des textiles, la Compagnie sucrière du Tchad (CST), les Manufactures des cigarettes du Tchad (MCT),  la Société industrielle de viande au Tchad (SIVIT), ces société qui faisaient la fierté du Tchad sont tombées en faillite les unes après les autres. Ces dernières années, d’autres unités de transformation ont vu le jour mais survivent grâce à la détermination des opérateurs économiques.

Cette politique économique est, d’ailleurs, bien comprise par le gouvernement qui s’attèle à poser les jalons d’un décollage industriel solide. En plus de la volonté politique, il faut que les chercheurs s’investissent davantage dans la recherche pour le développement. Les autres acteurs à différents niveaux, pourront, avec un réel engagement, contribuer à donner un envol au secteur industriel jusque-là assez timide. Il ne reste qu’à renforcer les facilités d’affaires et les conditions idoines pour que ces actions s’inscrivent dans le temps et dans l’espace.

La Rédaction

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ATPE

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